EXPO - Galerie Marian Goodman - VNH


Exposition Guiseppe Penone - Ebbi, Avro, Non Ho à la Galerie Marian Goodman &
Quelques Sphinx curated by Benoit Lemaire à la VNH Gallery.




Ebbi, Avro, Non Ho - J'eus, J'aurais, Je n'ai.
Guiseppe Penone chez Marian Goodman.

« La perception tactile nous rapproche du présent. » Giuseppe Penone
La galerie de Paris présente un ensemble d’œuvres dans lesquelles l’artiste, grâce à l’empreinte de sa main dans la matière, rend palpable la relation entre le geste et le matériau, entre le corps et l’univers. La feuille d’or de Spoglia d’oro (2001) façonnée par lui, arbore les lignes et sillons de sa paume. Dans Germinazione (2005), une série de six sculptures murales, le volume de ses doigts se superpose aux moulages d’arbres et de branches en résine acrylique. Au rez-de- chaussée, le groupe d’œuvres intitulées Avvolgere la terra (Envelopper la terre) (2014) conjugue la terre cuite avec différents matériaux, tels que l’engobe de silice colorée, la résine, le cuir et l’aluminium. D’un simple geste, « l’action d’envelopper la terre avec les mains, la contenir », l’artiste met en évidence la connexion intime, complexe entre les hommes et la nature. « Il s’agit de la forme qu’imprime, dans la matière, le mouvement fluide de l’univers. Une simple poignée d’argile contient la synthèse d’une forme universelle. »






Giuseppe Penone poursuit son exploration des limites du voir et du toucher avec Terre (2015) et Pugno di grafite - palpebra (2012). Les deux œuvres représentent une paupière fermée, qui selon l’artiste donne « la définition exacte des frontières et de l’espace de la pensée » et « reflète le fait que notre corps est présent dans l’espace ». Cette présence est matérialisée par la poignée, respectivement en terre cuite et en graphite.







Jouant sur la relation entre le contenant et le contenu, les sculptures Il vuoto del vaso (2005), exposées au niveau inférieur, associent de larges vases en terre cuite et des images radiographiques. Tandis que les vases témoignent de la pression exercée sur l’argile, les radios qui les accompagnent révèlent les mains de l’artiste, rendant ici visible un processus fugace et imperceptible. Geometria nelle mani – 4 aprile (2004), une série de photographies noir et blanc en négatif, montre les mains de Penone tenant de petites formes géométriques en bois ; écho au geste accompli en 1979 pour réaliser Cocci. Le vide entre ses mains et l’objet, lumineux sur chaque image, devient l’espace potentiel d’une sculpture à venir. 






BENOÎT MAIRE
“quelques sphinx”
AvEc : ANONyMES RuSSES, LE cORBuSIER ?, JEAN DERvAL, LITO S. FREEMAN, KER-XAvIER - 
VNH Gallery est heureuse de présenter le projet de Benoît Maire « quelques sphinx », mise en perspective d’un questionnement sur le statut des objets de collection, dans une exposition où les œuvres d’artistes supposés ou dé nis dialoguent à l’endroit-même où les signatures s’indé nissent et se complexi ent jusqu’au trouble de leurs origines.
Que révèlent les inscriptions sur les objets ? Comment interpréter leurs assemblages ? Semblables à des sphinx, Benoît Maire rend aux pièces présentées leur statut d’énigmes : leurs auteurs et leurs provenances deviennent alors dif ciles à saisir lorsque leurs paraphes absents, multiples ou inconnus, laissent planer le doute.
Parti d’une muse contemporaine, une chaise dont l’attribution à Le Corbusier reste indécise, Benoît Maire présente des objets en instrumentalisant ses propres meubles créés pour Ker-Xavier. Les céramiques de Jean Derval pour l’Atelier Le Mûrier et les peintures sur pin de Lito S. Freeman, réminiscences abstraites des tempera sur bois, sont mises en lumière comme de nouveaux sphinx qui posent leurs énigmes intrinsèques en révélant leurs natures secrètes.