VERSAILLES - Château de Versailles - Olafur Eliasson


Le château de Versailles accueille l'artiste dano-islandais Olafur Eliasson dans le Château et les Jardins pour une grande exposition d'art contemporain.
Olafur Eliasson - « Historiquement, la cour était à Versailles un lieu d’observation constante – de soi-même et des autres – les strictes normes sociales de l’époque étaient maintenues au moyen d’un réseau de regards. 
L’architecture baroque du Château servait à accroître la visibilité, devenant l’admirable instrument d’un pouvoir exercé exclusivement par le Roi. Aujourd’hui, nous portons sur Versailles un regard différent, et quand je le visite, je me demande comment vous, visiteur, voyez ce site emblématique. Quel effet provoque-t-il sur vous ? Sommes-nous tous devenus des rois ? Le Versailles dont j’ai rêvé est un lieu qui responsabilise chacun. Il invite les visiteurs à prendre le contrôle de leur expérience au lieu de simplement consommer et être éblouis par la grandeur. Il leur demande d’ouvrir leurs sens, de saisir l’inattendu, de flâner à travers les jardins, et de sentir le paysage prendre forme à travers leur mouvement. 

Pour mon exposition cet été, je réalise dans le château une série de subtiles interventions spatiales en déployant des miroirs et des lumières ; dans le jardin, j’utilise le brouillard et l’eau pour amplifier le sentiment d’impermanence et de transformation."





Le bassin de Latone - Inspiré par Les Métamorphoses d’Ovide, le bassin de Latone illustre la légende de la mère d’Apollon et de Diane protégeant ses enfants contre les injures des paysans de Lycie, et demandant à Jupiter de la venger. Ce qu’il fit en les transformant en grenouilles et en lézards.
Le groupe central en marbre, sculpté par les frères Marsy, représente Latone et ses enfants.


Bosquet des bains d'Apollon - Ce bosquet, que l’on appelait le Marais, fut aménagé durant le règne de Louis XIV, entre 1670 et 1673, à l’instigation de Mme de Montespan, dit-on. En 1704, Jules Hardouin-Mansart conçut pour ce lieu un bosquet nouveau destiné à accueillir les groupes des Chevaux du Soleil et celui d’Apollon servi par les Nymphes. Cet ensemble fut sculpté entre 1664 et 1672 pour orner la fameuse grotte de Téthys, et lorsque cette dernière fut détruite pour construire l’aile nord du Château, on le transféra au bosquet des Dômes. Hardouin-Mansart aménagea donc ce lieu pour mettre en valeur ces œuvres particulièrement remarquables. En 1776,  un an après l’ordre donné par Louis XVI de replanter le parc, on demanda au peintre Hubert Robert un projet d’aménagement nouveau. Le bosquet qu’il imagina, achevé en 1778, le fut dans le style, alors à la mode, des jardins anglo-chinois. C’est celui qui demeure aujourd’hui.
Bosquet du théâtre d'eau - Michel Othoniel 
Conçu par André Le Nôtre entre 1671 et 1674, ce bosquet est situé dans les jardins du château de Versailles, entre le bosquet de l’Étoile et celui des Trois Fontaines. Il était à l'origine l'un des plus riches et des plus complexes des jardins.
Le visiteur sera convié à découvrir une promenade dansante menant à une grande clairière de lumière et d'eau. Trois sculptures-fontaines ont été réalisées par Jean-Michel Othoniel. Posées à fleur d'eau et composées d'entrelacs et d'arabesques dorées en perles de Murano, matériau "signature" de l'artiste, elles s’inspirent directement des ballets donnés par Louis XIV et de l’Art de décrire la danse de Raoul-Auger Feuillet de 1701. Des calligraphies dynamiques qui rappellent les parterres en broderie présents à Versailles.


Fog Assembly - Bosquet de l'étoile - Eliasson 
Il est l’un des premiers à être aménagés par André Le Nôtre dans la partie nord du Jardin, en 1666. Le tracé en étoile des allées principales, le labyrinthe des allées intérieures, le centre aménagé en salle de verdure animée par les jeux d’eau de sa fontaine et close de treillages, en font un véritable salon de plein air.



Waterfall - Grand Canal - Eliasson 
" Les oeuvres diluent l’agencement formel des jardins tout en faisant revivre une idée originale, jamais réalisée, du paysagiste André Le Nôtre : l’installation d’une cascade dans l’axe du Grand Canal. Cette cascade qui ravive l’ingéniosité de l’ingénierie du passé est aussi construite que l’était la cour ; j’ai laissé ses éléments de construction à la vue de tous, apparemment étrangers ils étendent la portée de l’imagination humaine.»

Glacial rock flour garden - Bosquet de la colonnade - Eliasson
Construite à partir de 1685 par Jules Hardouin-Mansart, la Colonnade a remplacé un bosquet créé par Le Nôtre en 1679 : le bosquet des Sources. Un péristyle accompagne les 32 colonnes de marbre ioniques. Les tympans triangulaires entre les arcades sont décorés de bas-reliefs représentant des enfants. Les claveaux des arcs s’ornent de têtes de nymphes et de naïades. Au centre, un soubassement circulaire de marbre sert de socle au fameux groupe exécuté entre 1678 et 1699 par Girardon : L’Enlèvement de Proserpine par Pluton.



La salle de bal - Aménagée par Le Nôtre entre 1680 et 1683, la salle de Bal s’appelle aussi bosquet des Rocailles, en raison des pierres de meulière et des coquillages rapportés des côtes africaines et malgaches sur lesquels l’eau ruisselle en cascade. Au centre, une « île » en marbre, aisément accessible, servait à la danse, art dans lequel s’illustrait Louis XIV. Les musiciens se tenaient au-dessus de la cascade et, en face, un amphithéâtre aux gradins recouverts de gazon permettait aux spectateurs de s’asseoir.

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