SEVRES - Ouverture des Ateliers


Le soir du vernissage de Ceramix, Sèvres a exceptionnellement ouvert les portes des ateliers au public .. 
Pour une soirée, une partie des ateliers de la manufacture de Sèvres sont ouverts au public et certaines démonstrations sont faites par les artisans de Sèvres.

Arrivée métro Pont de Sèvre : mur de faïence de Sèvres. 



Vu des ateliers de la manufacture de Sèvres -
Entrée sur les anciens fours à bois - 

Les plâtres - 
Machinerie Fours électriques - 
 Fours à bois -

Atelier lustre Or - 
Le moule en plâtre - Sur les 27 ateliers de production de porcelaine de Sèvres, 3 d'entre eux travaillent le plâtre pour fabriquer les modèles qui servent à réaliser les moules.
 
Les modèles en plâtre des assiettes du type Duplessis et Pimprenelle sont réalisés à l’atelier de sculpture-modelage de formes, à partir d’un dessin technique. Les bords lobés et les reliefs sont taillés directement. Les modèles des assiettes du type Uni et Diane sont réalisés à l’atelier de moulage-tournage en plâtre, à partir du dessin trait-plâtre
 
Deux prises d’empreintes successives sont nécessaires pour obtenir le moule qui sert à la reproduction de l’assiette en porcelaine. La première empreinte, concave et tirée sur le modèle, est appelée mère ; la deuxième, convexe et réplique exacte du modèle, est tirée sur la mère et est appelée bosse. La bosse sert à la reproduction en porcelaine.
Premier étage haut des fours à bois - 
Atelier de moulage - 
Façonnage assiettes et services - Les pâtes à porcelaine les plus utilisées pour réaliser les assiettes sont la pâte dure et la PAA.  Au XVIIIe siècle, les assiettes en porcelaine étaient moulées. Le calibrage a été adopté au XIXe siècle à Sèvres et systématiquement appliqué dès 1842. Son nom dérive du calibre métallique utilisé lors de la dernière étape du métier, exercé sur trois postes successifs en rotation. 
 
Sur le premier, muni du support appelé basane, le calibreur centre et homogénéise une balle de pâte qu’il aplatit en une croûte d’épaisseur régulière avec un couteau en acier. La basane avec sa croûte est retournée et placée au-dessus du moule sur le deuxième poste. Le calibreur détache la croûte avec un couteau en buis fabriqué sur place, puis l’imprime sur le moule en rotation, à l’aide des éponges naturelles humidifiées dites oreilles d’éléphant avec un mouvement régulier et spécifique, afin d’obtenir la partie intérieure de l’assiette.  Dans le cas d’un moule à reliefs profonds, l’impression à la mailloche est réalisée sur le moule fixe avec un ordre déterminé de coups réguliers. Les reliefs ne peuvent pas être retouchés. 
 
L’assiette sur son moule est transférée sur le troisième poste, muni du calibre en acier fabriqué sur place, ajusté au dessin trait-pâte. L’épaisseur et le profil extérieur de l’assiette sont donnés par la descente manuelle du calibre sur la croûte en rotation.  Après deux séchages successifs et différents, l’assiette séchée en cru sec est retouchée par le calibreur sur le tour, muni du support en pâte séchée appelé mandrin : la surface est polie (déglacée) à l’abrasif et à la filasse et chaque bord linéaire est tourné ; les bords lobés sont découpés et polis à la main un à un au garnissage-découpage. Les premières marques d’atelier sont gravées. 
 
Après façonnage, les assiettes cuisent à 980° C en four dit de dégourdi. Cette température, peu élevée pour la porcelaine, permet à la pièce de conserver sa porosité, nécessaire à l’émaillage.