EXPO - Galerie Maria Lund - Galerie Thaddaeus Ropac Pantin


Tour à l'exposition de céramique espèces nouvelles de Bente Skjottgaard à la Galerie Maria Lund. Ainsi qu'à l'exposition Tony Cragg à la galerie Thaddaeus Ropac Pantin.

BENTE SKJØTTGAARD - Espèces nouvelles - Galerie Maria Lund


« Du fait de ma formation de céramiste, le point de départ de mes idées a quasiment toujours à voir avec le matériau ou la forme. Cela peut, par exemple, être une nouvelle forme d'expression à laquelle je parviens grâce à une composition spéciale, à travers des entailles, ou des expérimentations de glaçure desquelles résultent d'étranges surfaces et textures. L'inspiration me vient souvent des principes et des phénomènes formels de la nature. Mon travail part systématiquement et toujours du matériau céramique lui-même, mais les explorations le font souvent évoluer vers quelque chose évoquant les larges et amorphes abstractions de la nature, couvertes d'épaisses couches de glaçures. La chose fantastique avec la terre, c'est que ce matériau issu de la nature, peut constamment être transformé en quelque chose de nouveau et de pertinent. » Bente Skjøttgaard, catalogue de l'exposition « TERRES, Copenhagen Ceramics invites » Galerie Maria Lund, Paris, 2013.
Dans les œuvres de Bente Skjøttgaard, les couleurs sont une réjouissance pour la rétine, les glaçures invitent à toucher, voire à savourer... denses et mates, soyeuses, parfois écumeuses, elles font référence à l'organique, au végétal, à l'aquatique et au motif du nuage.










Galerie Thaddaeus Ropac - Pantin - Tony Cragg - La galerie Thaddaeus Ropac de Pantin est heureuse de présenter une importante exposition d’œuvres récentes de Tony Cragg, figure majeure de la sculpture contemporaine. L’exposition réunit 25 nouvelles œuvres de l’artiste réalisées en acier, en bronze, en bois, en fibres de verre et en pierre. L’événement se déroulera en parallèle de l’une des expositions monographiques de l’artiste organisée au musée de l’Hermitage de Saint-Pétersbourg (de mars à juin 2016) ainsi que de la rétrospective du Von-der-Heydt-Museum de la ville allemande de Wuppertal (d’avril à août 2016).
Venu à la sculpture par l’entremise de la performance et du land-art anglais, la pratique de Tony Cragg continue de se distinguer par une formidable richesse et créativité plastique. L’artiste se définit comme “matérialiste”, dans la mesure où le cœur de sa démarche réside dans l’exploration des matériaux. Entre ses mains, les objets récupérés et les déchets industriels, empilés, entassés, amoncelés, se prêtent à des interprétations inattendues. Dans ses œuvres récentes, il privilégie l’acier, le bronze et le bois pour créer des accumulations de strates presque géologiques.

« Le matérialisme de Cragg revêt plusieurs significations. Dans son appréhension la plus large, il implique un point de vue philosophique, une conception du monde centrée sur les phénomènes physiques et les circonstances qui y sont liées directement. Son œuvre développe une conception de l’être humain façonnée par sa relation à l’environnement- des formations géologiques aux constructions urbaines, des outils que nous utilisons pour modeler le monde, aux meubles et aux objets que nous produisons pour satisfaire nos besoins.» (Lynne Cooke, 2004)
Depuis quelques années, têtes et visages constituent des leitmotivede l’œuvre de Tony Cragg, et ses sculptures sont rythmées par un puissant mouvement de spirale. Les strates et les contorsions de la matière donnent naissance à des paysages corporels faits de pleins et de vides comme dans un jeu de positif-négatif. Tony Cragg conçoit ses sculptures à partir de « sédiments artistiques qui semblent provenir de strates temporelles de différentes ères ». (Eva Maria Stadler, 2008)

L’étirement horizontal de ses formes biomorphiques rappelle les procédés employés par les futuristes italiens Umberto Boccioni et Giacomo Balla pour recréer l’impression de vitesse, tandis que l’élan vertical de ses sculptures érigées en colonnes n’est pas sans évoquer Constantin Brancusi, qui tendait lui aussi vers une simplification des formes naturelles au moyen d’un vocabulaire abstrait. Que ce soit dans ses micro- ou macrostructures, la nature constitue le thème dominant de l’œuvre de Tony Cragg au cours des dix dernières années (à l’instar des sculptures monumentales Must Be, 2012, Mean Average, 2014 et Contradiction, 2014, qui seront présentées lors de l’exposition).
Pour sa série intitulée Early Forms et commencée à la fin des années 1980, Tony Cragg a réalisé un ensemble de sculptures uniques inspirées de récipients de toute sortes – de la gourde antique au tube à essai, en passant par le pot de confiture, et la bouteille de détergent- qu’il a déformé et étiré pour créer des formes nouvelles. Le titre de la série se réfère au fait que les récipients sont les artefacts les plus simples et les plus anciens crées par l’homme. En termes archéologiques, ce sont des marqueurs culturels essentiels. Au cours des années 1990, Tony Cragg fait évoluer ses Early Formsde manière de plus en plus complexe. Dans ses sculptures les plus récentes, l’artiste prolonge le concept initial de sa série, tout en poussant l’élasticité et le mouvement de ses compositions à un point tel qu’il devient difficile de croire qu’elles soient faites en bronze. La sculpture monumentale Stroke (2014), gigantesque coup de pinceau figé, semble exemplaire de cette recherche de dynamisme menée par l’artiste.
Ses dernières sculptures se caractérisent également par une nouvelle manière de délimiter et de modeler la forme, à l’œuvre dans Hardliner (2013), Parts of Life (2014) et Parts of Life II (2015), dont les surfaces extérieures semblent avoir été découpées presque sans effort.



Les oeuvres de Tony Cragg « ne sont pas des objets fermés, ils ne sont pas des ébauches totalement imperméables de réalités. Au contraire, leur façonnement particulier, leurs rongements perforants ou leurs lignes aventurées, tout cela les convertit en structures ouvertes, en béantes incitations à une hypothétique universalité. Il s'agit des structures d'une langue sculpturale prête à communiquer avec l'autre, le différent, prête à s'ouvrir au dialogue. Cependant, les contours de ces sculptures ne présentent jamais des structures géométriques classiques, elles ne sont pas des récits visuels traditionnels. Le regard du spectateurs tombe sue elles et, après le contact initial, se trouve livré à une seconde lecture, faite de surprises optiques, de déséquilibres visuels, qui pourtant sont entre eux organisés de manière à ce que, malgré leur apparente anarchie, ils aient finalement un équilibre géométrique sans règles.» (Demsothenes Davvetas, 2016)



Galerie Thaddaeus Ropac - Robert Mapplethorpe - 


Galerie Perrotin - John Henderson -