PARIS - Centre Culturel Suisse - Eros Hugo


Promenade dans le marais du Centre Culturel Suisse à la Maison Victor Hugo pour l'exposition Eros.


Déjeuner chez Grazie, next to Merci shop.

Centre Culturel Suisse - Denis Savary, Jour Blanc. La pratique de Denis Savary est multiple. Elle se décline tant en dessins, vidéos, installations, qu’en scénographies ou mises en scène. Chaque exposition est une narration, où ses oeuvres convoquent une multitude de références aux croisements de la science, des beaux-arts, de la zoologie ou de la littérature. Son projet pour le CCS, composé de plusieurs oeuvres inédites, démontre un intérêt particulier pour l’architecture, qu’elle soit d’inspiration classique (un temple grec), Renaissance (les jeux d’eau des jardins de la Villa d’Este) ou populaire (une maison de poupée). Il accumule les indices d’un univers dans lequel les coïncidences sont volontaires et les échos infinis.


Sabian Baumann, Von Gestern bis Morgen. L’essence de la démarche de Sabian Baumann pourrait se résumer à cette phrase : la normalité est une exception. Son univers est fait de paradoxes, de métaphores tragicomiques où lyrisme, humour et références esthétiques aux cultures savante et populaire s’entremêlent dans un patchwork disparate révélant la nature intrinsèquement étrange du monde. Pour sa première exposition personnelle en France, Sabian Baumann présente au CCS une sélection de dessins récents sur papier, dont plusieurs issus de la série Liebe und Traum, horizontales Paradies. Dans ses oeuvres, questions existentielles, visions fantasmatiques ou onirisme débridé fusionnent dans des narrations qui interrogent la notion d’identité, l’inscription dans le temps ou, plus généralement, la complexité de la vie.



 Maison Victor Hugo - Eros Hugo, entre pudeur et excès. Exposition et vernissage maintenus. « Ce qu’on appelle passion, volupté, libertinage, débauche, n’est pas autre chose qu’une violence que nous fait la vie », écrit Hugo en 1876. Cette violence touche à la fois aux passions de Victor Hugo qui fut un grand amoureux, et à sa sexualité, qu’on s’est complu à présenter comme frénétique. Elle touche à certaines qualités de son œuvre : la puissance, la générosité, le lyrisme.
Victor Hugo est à la fois pudeur et excès. Pudeur quand il glorifie, de Cosette à Déa, des amours idylliques, «purs» et presque «chastes». Pudeur quand il réserve à des publications posthumes les poèmes très sensuels écrits pour ses grands amours que furent Juliette Drouet, Léonie Biard et Blanche Lanvin. Pudeur également quand il s’interdit toute intrusion du côté de l’érotisme, fût-il littéraire, alors que le siècle tout autour de lui y verse abondamment. Il est aussi excès dans l’expression des passions au cours de deux scènes presque hallucinées de Notre-Dame de Paris et de L’Homme qui rit. Excès quand il laisse libre cours à la force vitale qui est celle, agissante, chaotique, omniprésente, du dieu Eros. Une extraordinaire puissance porte l’œuvre de Hugo. 
L’exposition se propose de suivre chronologiquement cette double face dans sa vie et son œuvre depuis la sensualité chatoyante des Orientales, la violence des passions dans les drames jusqu’aux transpositions mythologiques des grands textes. On sait, par ailleurs, combien la sexualité de Hugo a parfois été complexe et foisonnante – mais sans doute guère plus que nombre de ses contemporains. Cet aspect intime, qui a fait couler beaucoup d’encre depuis les travaux d’Henri Guillemin – sera donc remis en perspective. Autour des œuvres de Hugo, seront présentées  des sculptures de Pradier, de Rodin, des peintures de Böcklin, Cabanel, Chassériau, Corot, Courbet, des dessins et gravures de Boulanger, Delacroix, Devéria, Ingres, Gavarni, Guys, Rops, des photos de Félix Moulin, de Vallou de Villeneuve... 
Quelques En quelques occasions, de brèves et suggestives évocations de l’érotisme 19ème permettront de comprendre, a contrario, combien Hugo ne s’est jamais placé sur ce terrain-là. Une large sélection de textes de Hugo, pour la plupart très peu connus, seront donnés à lire et à entendre tout au long de l’exposition.
Esmeralda.

Sara la baigneuse, Louis Boulanger.
Jeune femme nue - l'innocence, Théophile Gautier.
Corps féminin allongé sur une draperie, Adolphe-Victor Geoffroy-Déchaume.
 
 Odalisque, Victor Hugo.
 Satyre, Rodin.
 Martin Van Maele - "Reine du monde", 
  Martin Van Maele - "Europe", "Eden".
  Martin Van Maele - "Coït des atomes"
 Viens Faune, Félicien Rops.
 Félicien Rops.
 Félicien Rops, La vrille.
La pieuvre.