EXPO - Palais de Tokyo


Vernissage des expositions de Quistrebert, Sara Favriau et Jean-Michel Alberola.



In situ : STÉPHANE CALAIS
LES ROSES ET LES VERTS (UNE FÊTE GALANTE) ET AUTOMNE HIVER« Je n’envisage les pièces que d’une façon efficace par rapport à mes engagements. Naturellement le dessin, mon outil premier, me permet de naviguer dans les différents champs qu’il traverse : c’est-à-dire tous. Les questions qui se posent ensuite en fonction des médiums utilisés (peinture, dessins muraux, collages d’objets ou d’images...) sont des questions classiques, Mais c’est dans leur réunion, leur proximité, que se jouent des tensions, des ellipses ou des raccourcis. » 


FLORIAN ET MICHAEL QUISTREBERTTHE LIGHT OF THE LIGHT
« Nous voulons pousser la peinture vers un état de crise. Cela passe par la saturation, l’excès ou le gigantisme, pour montrer quelque chose d’opposé, de plus subtil et invisible. C’est de la peinture et ce n’est pas de la peinture. Peut-être est-ce plutôt de l’hyper-peinture, car nous tentons d’en saturer les fondamentaux, de forcer les idées de lumière, matière, format, mouvement, perception, à déborder d’elles-mêmes. » 
Le Palais de Tokyo présente la première exposition personnelle d’ampleur de Florian et Michael Quistrebert (nés à Nantes en 1982 et 1976, vivent entre Paris et Amsterdam). À cette occasion, le duo fraternel déploie un ensemble d’œuvres inédites mêlant vidéos, lumières et peintures. Les Quistrebert réactivent à leur manière un pan de la modernité du début du XXe siècle qu'ils synthétisent, pervertissent ou défigurent. Convoquant notamment les fantômes de Tàpies, de Staël et Picasso, ils remixent à la manière des cartoonists de grands motifs de l'abstraction à partir de techniques expérimentales contemporaines : pâte à modeler, toile de jute, LED colorées, lumière noire et laque pour carrosserie. Insaisissables et fuyantes, les peintures de l’exposition captivent par leurs surfaces au fini brillant et par la manière dont elles reflètent les lumières artificielles. Leur mise en scène dans l'espace et la projection d’une vidéo monumentale en fin de parcours perturbent nos repères, entraînant notre perception vers des dimensions quasi psychédéliques.












SARA FAVRIAULA REDITE EN SOMME, NE S’AMUSE PAS DE SA RÉPÉTITION SINGULIÈRE
« Même si l’acte de création est un acte isolé et personnel, une part du processus créatif est pour moi une histoire de collaborations, de rencontres. » Sara Favriau
Lauréate du Prix Découverte 2014 des Amis du Palais de Tokyo, Sara Favriau (née en 1983, vit à Paris) déploie une sculpture monumentale et poétique faite de tasseaux de bois taillés, sculptés et assemblés
 en cabanes-réceptacles, au sein desquelles plusieurs autres artistes sont invités à exposer.





JEAN-MICHEL ALBEROLAL’AVENTURE DES DÉTAILS
« Je ne fais que des détails, je ne fais que ça. Je compte simplement sur l’addition des détails. » 
Artiste majeur et inclassable de la scène française, Jean-Michel Alberola (né en 1953, vit à Paris) s’est fait connaître au début des années 1980. Evoluant entre abstraction et figuration, réflexions artistiques et questionnements politiques, Jean-Michel Alberola réagit par l’art sur le réel et l’état du monde, à travers des peintures, des néons, des films, des textes, des objets, des installations, des sculptures, des murs peints, des éditions et des tracts. L’exposition personnelle de Jean-Michel Alberola au Palais de Tokyo cartographie la diversité méconnue 
de son travail. Mettant en scène de nombreuses œuvres inédites en dialogue avec de précédentes créations, elle convoque les figures de penseurs majeurs, de Robert Louis Stevenson à Guy Debord, de Franz Kafka à Karl Marx, en passant par Simone Weil et le cinéma, et forme le point de départ d’une réflexion plus large sur l’histoire et l’état du monde, sur le temps ou sur les déplacements, des plus infimes aux plus actuels.