SEVRES - Corée, volet contemporain - Scène moderne - Bijou céramique - Manufacture des Lumières


Corée Mania, volet contemporain - Corée Mania, une saison coréenne à Sèvres - Cité de la céramique se poursuit avec son volet contemporain à partir du 20 mai 2015. 


En effet, Sèvres célèbre en 2015 les Années croisées France-Corée, en organisant deux expositions ; l'une patrimoniale avec Roman d'un voyageur, l'autre contemporaine à travers la présentation des œuvres de Yik-Yung Kim et Yeun-Kyung Kim
Ce volet contemporain met l'accent sur la créativité de deux artistes coréennes, dans les domaines de la céramique et du verre.

Yik-Yung KIM (née en 1935 à Chongjin et travaillant à Séoul) est considérée comme une artiste majeure dans son pays, pour avoir fait le lien entre héritage culturel et création contemporaine en porcelaine et grès, dans la tradition coréenne du Buncheong (engobe blanc sur des formes simples ornées des traces du pinceau et recouvertes d’un émail transparent et brillant révélé à la cuisson).

Les créations en verre de Yeun-Kyung KIM (née en 1970 à Séoul, actuellement responsable de l'atelier verre à l'ENSAD de Strasbourg) seront présentées avec ses travaux d'accumulation et de compression de verre à vitre des années 2000, ses sculptures en verre ainsi qu'une récente installation sur tables de formes soufflées évoquant des outres ventrues noires ou transparentes.

Parallèlement à cette présentation, l'artiste française Claire Roudenko-Bertin, actuellement en résidence au laboratoire de recherche appliquée, a investi la salle des collections asiatiques du Musée, avec une installation liée à sa quête du céladon et à sa fascination pour la culture coréenne.
La scène française et internationale - Au-delà des pièces produites par la Manufacture de Sèvres, une politique active d'enrichissement des collections modernes et contemporaines par des acquisitions, achats ou donations a été menée par le Musée. Nombre d'œuvres n'avaient encore jamais été montrées, ou ponctuellement lors d'expositions temporaires. C'est l'occasion aujourd'hui de les dévoiler ; elles seront renouvelées par rotations régulières.
 Une salle est dédiée de façon permanente aux artistes français et internationaux. Parmi eux, de grands classiques des années 50 à nos jours ont été choisis pour leur volonté d'épure formelle et leurs recherches autour de l'émail : Georges Jouve, Fernand Lacaf, Jacques & Dani Ruelland, Fance Franck, Daniel de Montmollin, Claire Debril, Jean Girl, Robert Deblander, Wayne Fischer ... 


Les grands sculpteurs céramistes du grès français sont également évoqués comme Claude Champy, Daniel Pontoreau, Setsuko Nagasawa, Andoche Praudel, Michel Muraour... Présents également, des céramistes étrangers de renom, danois (Anders Ruhwald, Turi Heisselberg Pedersen...), suédois (Eva Hild...), néerlandais (Barbara Nanning...), anglais (Gordon Baldwin, Mathew Chambers...), suisses (Edouard Chapallaz), espagnols (Angel Garraza...), japonais (Koji Yatsui, Hikaru Yamada), coréens (Shin Sang Ho)...





Un espace pour le bijou céramique - Ce parcours inaugure un nouvel espace pérenne au milieu des salles de faïences : Le Passage des Bijoux contemporains en céramique ou en verre. La première artiste à l'investir est Annabelle d'Huart, avec la collection qu'elle a élaborée durant trois ans au sein de la Manufacture de Sèvres. Véritable florilège du savoir-faire exceptionnel de tous les ateliers, elle a su développer les palettes de petit feu, de grand feu, le biscuit, l'or, avec une précision et une délicatesse singulières dans les assemblages métalliques d'or, d'argent ou en passementeries de soie.

Dialogues avec l'esprit des lumières - Dans l'aile des porcelaines, des artistes contemporains dialoguent harmonieusement avec "l'esprit des Lumières" et les productions de Sèvres du XVIIIe siècle. A titre d’exemple, les délicats Symboles (seins-bols) de la céramiste suisse Patricia Glave (réalisés dans son propre atelier de Lausanne) sont présentés en regard du célèbre Bol-sein de Marie-Antoinette créé pour la Laiterie de Rambouillet, auquel elle se réfère. Un surtout de table de Françoise Quardon est une véritable ode à la féminité, à la fragilité et aux guirlandes de fleurs du XVIIIe siècle. 
La manufacture des lumières - Sèvres de Louis XV à la Révolution -Raconter l’histoire de la sculpture à Sèvres, de la création de la Manufacture par la volonté de Louis XV et de Madame de Pompadour jusqu’à la période révolutionnaire, permet de dévoiler tour à tour l’excellence du goût des élites de l’Ancien Régime pour la perfection des objets d’art et l’explosion d’une thématique nourrie par le siècle des Lumières. 
 La sculpture à Sèvres relève d'un processus minutieux partant d'un modèle en terre pour aboutir au biscuit de porcelaine. La surface de porcelaine, non émaillée mais polie, permet ainsi de rivaliser le marbre. 
Le biscuit de porcelaine, inventé par la Manufacture vers 1752, connait immédiatement un immense succès et concurrence la production venant de Chine, puis celle de sa grand rivale saxonne, la Manufacture de Meissen. 
Les artistes de la Manufacture ont su créer et diffuser des sujets remplis de charme, de délicatesse et de vie sur les thèmes de l'enfance, de la fable et de l’allégorie, de la littérature et de la vie quotidienne tout en innovant dans le domaine du portrait et de l'iconographie politique. Les biscuits exécutés sous la direction des sculpteurs du roi (Falconet, Pajou, Boizot), parfois inspirés par des compositions de Boucher ou de Coypel ont délecté les amateurs du temps les plus exigeants.








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