ST PAUL DE VENCE - Fondation Maeght - La Colombe d'or - Les remparts - Chapelle des pénitents blancs




La Fondation Marguerite et Aimé Maeght est un exemple unique de fondation privée en Europe. Inaugurée le 28 juillet 1964 par André Malraux, alors Ministre des Affaires Culturelles, cet ensemble architectural a été entièrement conçu et financé par Aimé et Marguerite Maeght pour présenter l'art moderne et contemporain sous toutes ses formes. Des peintres et des sculpteurs ont étroitement collaboré à cette réalisation avec l'architecte catalan Josep Lluís Sert en créant des œuvres, souvent monumentales, intégrées au bâtiment et aux jardins : la cour Giacometti, l'une des oeuvres "in situ" les plus connues au monde le labyrinthe Miró peuplé de sculptures et de céramiques, les mosaïques murales de Chagall et de Tal-Coat, le bassin et le vitrail de Braque, la fontaine de Bury… 
Véritable musée dans la nature, la Fondation Maeght est un lieu exceptionnel qui possède une des plus importantes collections en Europe de peintures, sculptures, dessins et œuvres graphiques d’art moderne du XXe siècle (Bonnard, Braque, Calder, Chagall, Chillida, Giacometti, Léger, Miró, Ubac) mais également d’artistes contemporains (Adami, Calzolari, Caro, Del Re, Dietman, Kelly, Mitchell, Monory, Oh Sufan, Takis, Tàpies...)
Céramique, Fernand Léger -Jardin de sculptures -Les Renforts, stabile, Alexander Calder -Les Amoureux, mosaïque, Marc Chagall - Librairie -Bassins - Miro, Chaise - Fabrice Hyber, Vue des Hommes de Bessines -Cour Giacometti -Labyrinthe Miro - Personnage, Gargouille et Personnage, céramiques, 1968 -L'oiseau solaire, marbre, 1968 -Femme à la chevelure défaite, marbre, 1968 - Personnage totem, céramique et fer, 1968 -Le cadran solaire, céramique, 1973 -L'Oeuf, céramique, 1973 -Gargouille, céramique, 1964 -Arc, béton et céramique, 1963 -Déesse céramique, 1963 - Céramique murale, 1968 - Le cerf-volant, céramique, 1963 -Le Lézard, céramique, 1963- Le Mur, Raoul Ubac, 1958 - Chapelle St Bernard -Salle de la Mairie - G. Braque - Chagall -
Face à l'oeuvre - En 2014, la Fondation Maeght donne rendez-vous à tous les amateurs d’art pour célébrer son cinquantième anniversaire. Cinquante années de passion partagée avec les artistes et les publics du monde entier, au service de la création. Pour son exposition d’été, la Fondation Maeght a choisi de rendre hommage aux œuvres, dans cet esprit de face à face si singulier, favorisé par l’architecture épurée et lumineuse de la Fondation Maeght.
Cette exposition sera dédiée à la fois à des « chefs-d’œuvre » et à des œuvres plus singulières comme témoignage des choix visionnaires d’Aimé Maeght et son équipe. Une centaine d’œuvres rappelleront ce parcours. Valerio Adami, Pierre Alechinsky, Jean (Hans) Arp, Francis Bacon, Miquel Barceló, Jean BazainePierre Bonnard, Georges Braque, Pol Bury, Alexander Calder, Pier Paolo CalzolariCésar, Marc Chagall, Eduardo ChillidaChristo, Marco Del Re, André Derain, Otto Dix, Jean Dubuffet, François Fiedler, Sam Francis, Lucian Freud, Joan Gardy-Artigas, Gérard Garouste, Gérard Gasiorowski, Alberto Giacometti, Hans Hartung, Fabrice Hyber, Vassily Kandinsky, Ellsworth Kelly, Zoltan Kemeny, Wifredo Lam, Fernand Léger, Richard Lindner, Luigi Mainolfi, Henri Matisse, Joan Miró, Joan Mitchell, Bernard Moninot, Jacques Monory, Paul Rebeyrolle, Germaine Richier, Jean-Paul Riopelle, Nicolas De Staël, Saul Steinberg, Pierre Tal Coat, Antoni Tàpies, Djamel Tatah, Raoul Ubac, Bram Van Velde, Bernar Venet.Bassin Braque -
La colombe d'or - En 1920, Paul Roux avec l’aide de sa mère ouvre “Chez Robinson”, un café bar ou la terrasse se transforme en piste de danse les week-ends. Très vite s’y retrouvent les habitants des environs. Paul a alors l’idée, avec la complicité de son épouse Baptistine dite « Titine », de faire de l’établissement une auberge de 3 chambres, qui sera baptisée « La Colombe d’Or ». Il devient l’ami des gens de passage. Son hospitalité et sa curiosité pour l’art attire notamment les artistes, et beaucoup deviennent des visiteurs fidèles. Les murs se remplissent de toiles parfois échangées contre quelques nuits et quelques repas. En 1940 pendant la guerre, le sud devient la zone libre. De nombreuses personnalités s’installent alors sur la côte et la Colombe d’Or devient un lieu de rencontres. Sur le tournage des Visiteurs du soir, le poète Jacques Prévert séjourne à l’auberge. Il s’installe dans le village et devient un proche ami de Paul Roux. Le développement se poursuit petit à petit. La façade du bâtiment est assemblée avec les pierres d’un vieux château venant d’Aix en Provence. L’architecte Jacques Couelle dessine une cheminée qui porte les empreintes des personnes ayant aidé à la construire. La fin de la guerre voit l’arrivée d’une clientèle internationale. Francis, le fils de Paul, noue des amitiés avec de nouveaux visiteurs : Yves Montand, Lino Ventura, Serge Reggiani. Il épouse Yvonne, jeune femme d’origines danoise et ensemble il marchent dans les pas de Paul et Titine. En 1951, Montand et Simone Signoret se rencontrent à la Colombe et se marient à Saint Paul. En 1952, Fernand Léger installe une céramique toute en couleurs sur la terrasse. Les années 50 sont aussi celles de Miro, Braque, Chagall… auxquels succéderont Calder, César, et les autres. La collection a continué de s'agrandir au fil des années, visiteur après visiteur. La dernière oeuvre installée est une céramique de l'artiste Irlandais Sean Scully en 2007. Et la famille Roux continue de s’occuper de la Colombe.
Saint-Paul de Vence - L’enceinte des remparts enserre les ruelles et concentre un patrimoine millénaire. Retrouver les traces de l’histoire des hommes et des pierres seul ou avec un guide c’est surtout rentrer dans l’intimité d’un lieu. Au cœur du village, la Grande Fontaine apporte sa musicalité aux voûtes médiévales. «Le jet d’eau fait toujours son murmure argentin» écrivait Verlaine.
Chapelle des Pénitents blancs décorés par Folon - C’est au sein de cette chapelle des Pénitents Blancs datant du 17e siècle que Folon imagine un vaste projet de décoration. Il y travaillera jusqu’à son décès en octobre 2005. Un travail nettement inspiré par l’esprit du lieu qu’il avait transcrit avec précision sur des dessins et aquarelles. Le projet qui sera confié en 2007 à quelques artisans, est constitué d’une mosaïque, de 4 vitraux, de 8 toiles, de deux sculptures et de la réfection du sol en galets de marbre blanc. 
« Créer quelque chose de spirituel, essayer de comprendre le sens profond d’un lieu, c’est un véritable bonheur».
Les mosaïstes ont utilisé des tesselles d’émaux, dont certaines sont dorées à l’or et à l’argent. Chacune a été coupée à la main à la dimension de référence d’1cmx1cm. Le travail est exécuté en positif sur un panneau recouvert d’un enduit de chaux dont le séchage très lent permet d’effectuer des variations et retouches en cours d’exécution. La mosaïque est réalisée en relief puisque la surface des tesselles n’est pas parfaitement lisse et parce que celles-ci sont collées en profondeur. Les différentes inclinaisons permettent de réfléchir la lumière et de rendre ainsi l’œuvre vive et vibrante. En moyenne, 10 000 tesselles sont utilisées par mètre carré. 








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