PARIS - Musée des Arts et métiers - Tartaix






A visit to the Arts & métiers museum of Paris, full of discovery and to one of the oldest metal workshop near by, Tartaix.













Tartaix - depuis 1929 - 13 Rue Pont Aux Choux -









Musée des Arts et métiers - Le Musée des arts et métiers peut être considéré comme l'un des plus anciens musées techniques et industriels au monde. Son histoire est intimement liée à celle du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), dont il est l'une des composantes.
Temple consacré par la Révolution française à la technique et à l’industrie, l’ancienne église de Saint-Martin-des-Champs est un vestige du prieuré dans lequel le Conservatoire des arts et métiers est installé depuis 1798. Des fouilles archéologiques, réalisées sous le sol de la nef pendant la rénovation du musée dans les années 1990, ont confirmé l’existence d’un sanctuaire funéraire datant de l’époque mérovingienne (Ve-VIIIe siècles).
Constituées depuis la Révolution française, les collections du musée rassemblent des pièces de nature variée (objets manufacturés et produits industriels, échantillons, modèles pédagogiques, dessins, photographies…) dont les plus remarquables sont présentées dans le parcours de visite du musée.
Instruments scientifiques - Comme tous les autres métiers, ceux de la science nécessitent des outils pour mesurer, informer, expérimenter. Le Musée des arts et métiers nous montre, à travers des collections remontant au XVe siècle, les apports constants des techniciens et des constructeurs d'instruments, dans le développement et la transmission du savoir scientifique.
C’est dans les cabinets de physique, apparus au milieu du XVIIIe siècle, que réside l’origine des collections d’instruments scientifiques du Musée des arts et métiers. Véritables salons mondains où se presse une société choisie, ces cabinets sont le théâtre d’expériences parfois spectaculaires qui témoignent de l’avancée des connaissances scientifiques au siècle des Lumières. À l’aide d’instruments ingénieux, généralement d’une remarquable facture, les savants parviennent à expliquer ce qui était jusque-là insaisissable, comme la mesure des longues distances, la chute des corps ou l’existence de l’électricité.
Aux côtés des astrolabes de la Renaissance prennent place les instruments que l’abbé Nollet puis Jacques Alexandre César Charles ont pu réunir dans leurs célèbres cabinets, en partie acquis par le Conservatoire des arts et métiers en 1807, parallèlement aux collections d’horlogerie de Ferdinand Berthoud. Cet ensemble prestigieux s’enrichit progressivement d’instruments provenant de l’Académie des sciences ou de grandes collections particulières.
À la fin du XVIIIe siècle, alors que les poids et mesures sont classés selon le nouveau système décimal, certains savants comme Lavoisier constituent les premiers laboratoires et définissent une démarche rigoureuse pour leurs travaux scientifiques. Cette science de laboratoire permet, à partir du milieu du XIXe siècle, d’entreprendre de grandes expériences parmi lesquelles la démonstration de la rotation de la Terre ou la mesure de la vitesse de la lumière, par Léon Foucault.
Mais la science se met également au service de l’industrie à travers d’innombrables applications, dans l’horlogerie, la marine ou l’optique. Dans les usines, les ateliers et les bureaux d’études, instruments de précision et machines électriques font une entrée massive pour accélérer les opérations de calcul ou les travaux d’observation. Le changement d’échelle des instruments au XXe siècle avec l’émergence de la Big Science et le développement de nouveaux secteurs de pointe comme la robotique, l’astrophysique ou l’imagerie médicale nous rappellent les défis qui se posent aux instruments scientifiques, et soulignent le chemin parcouru depuis l’astrolabe d’Arsenius.
Matériaux - verre - Emile Gallé - Aux formes néoclassiques ou orientalistes du milieu du XIXe siècle succèdent ainsi les productions Art nouveau d’Émile Gallé à la Belle Époque puis Art déco de René Lalique pendant l’entre-deux-guerres. La fabrication de l’aluminium, l’utilisation de la galvanoplastie à des fins décoratives puis l’emploi de gutta-percha, de bakélite ou de matières plastiques évoquent la diversité des fabrications et des usages, et l’entrée dans l’ère de la consommation de masse. Simplification des procédés, gains de productivité, augmentation des volumes produits, s’accompagnent d’un renouveau dans la création industrielle. Il n’est ainsi plus nécessaire aujourd’hui de choisir un matériau : on le conçoit « sur mesure », en fonction des besoins de la production.
Constructions - L'explosion de l'industrie métallurgique au XIXe siècle, puis celle du béton dès la Belle Époque, ont bouleversé l'architecture traditionnelle, entraînant de profonds changements dans l'art de la construction. Les collections du musée nous en montrent les coulisses, depuis les techniques des bâtisseurs (échafaudages, coupe des pierres... ) jusqu'aux travaux publics (ponts, tunnels...) et aux mines.
Aéroplane - avion chauve-souris - Clément Agnès Ader est né à Muret, en Haute-Garonne en 1841. Ingénieur inventif dans des domaines très variés comme les applications de l'électricité à la transmission du son et les transports sur route, il abandonne l'administration des Ponts et Chaussées pour se consacrer à un rêve qui le hantait depuis longtemps : vaincre la pesanteur, en s'inspirant du vol des oiseaux. Ce sont ses travaux dans le domaine de la navigation aérienne qui permettront à cet homme volontaire et déterminé de passer à la postérité.
De l'Éole à l'"Avion 3" Construite entre 1882 et 1889 une première machine volante, l'Éole I, parvient le 9 octobre 1890 à quitter le sol. Cet "avion", néologisme dont Ader est l'auteur, devient, après modifications, l'Éole 2. Il est endommagé lors d'essais en 1891. Avec l'aide du Ministère de la Guerre, Ader entreprend, aussitôt après, la construction de l'"Avion 3" présenté ici. Achevé en 1897, il mesure 16 mètres d'envergure et repose sur 3 roues. Son poids est de 258 kg à vide et n'atteint pas 400 kg en ordre de marche avec pilote. Deux moteurs à vapeur de 20 ch, indépendants, actionnent chacun une hélice de 4 pales. Les hélices tournent en sens inverse. Il y a une chaudière et un condenseur pour les deux moteurs. Les ailes sont en soie et tiges de bambou. 
Le vol de la chauve-souris à moteur -  Les essais ont lieu les 12 et 14 octobre 1897 à Satory. L'avion parcourt quelques centaines de mètres, prend de la vitesse, les roues quittent sporadiquement le sol. Les conditions météorologiques sont mauvaises. Le vent fait basculer l'avion qui atterrit brutalement, ailes, roues et hélices brisées. Ces résultats ne sont pas jugés assez intéressants pour que l'État poursuive son aide. Ader décide d'abandonner ses recherches d'avionneur. En 1903, il donne l'"Avion 3" au Conservatoire des arts et métiers. L'avion a été complètement restauré, sous la direction du Général Lissarrague, par les services techniques du Musée de l'air et de l'espace du Bourget.
Mécanique - Le Conservatoire des arts et métiers est contemporain de la machine à vapeur et des machines­-outils industrielles. La mécanique représente de ce fait, dès les premières heures de l'institution, un champ de recherche et d'innovation essentiel. Du tour de potier aux horloges, des automates aux machines agricoles, la mécanique irrigue toutes les activités productives de l'homme.





Théâtre des Automates -
Aéroplane Blériot XI - Suspendu sous la voûte de l’ancienne église de Saint-Martin-des-Champs, cet aéroplane est un exceptionnel témoignage du temps des pionniers de l’aviation. Il a été construit sur les plans de Louis Blériot (1872-1936), ingénieur centralien qui, après avoir fait fortune dans les phares pour automobiles, s’est lancé dans la grande aventure aéronautique. Après plusieurs années de recherches, il est parvenu à réaliser un aéroplane léger, solide et fiable. Le Blériot XI est long de 8 mètres, a une envergure de 7,20 mètres et pèse 310 kilogrammes. Son hélice Chauvière bipale est entraînée par un moteur Anzani à trois cylindres en éventail.
Le 25 juillet 1909, Blériot accomplit avec cet appareil l’un des tout premiers exploits aéronautique : la traversée de la Manche par les airs. En un peu plus de 35 minutes, il démontre la supériorité de sa machine avec un vol abondamment relayé par la presse de l’époque. La prise de risque est de taille, mais le défi est relevé : « l’Angleterre n’est plus une île ». En octobre 1909, le journal Le Matin offre cet aéroplane au Conservatoire des arts et métiers qu’il n’a depuis jamais quitté.
Transports - La visite du Musée des arts et métiers s’achève par la découverte de la collection consacrée aux transports. Le développement de la mobilité s’est considérablement accéléré avec la révolution industrielle, faisant des transports l’un des secteurs économiques les plus dynamiques.
Au milieu du XIXe siècle, la France se dote de réseaux complémentaires, essentiels pour le désenclavement de régions jusque-là isolées, désormais accessibles à l’aide des routes royales puis nationales, des canaux et des chemins de fer. Pour la première fois, grâce aux voies navigables et aux lignes ferroviaires, il est possible de transporter des hommes et des marchandises rapidement et en grande quantité. La production industrielle s’en trouve stimulée, non seulement par les titanesques travaux nécessaires à la construction des infrastructures nouvelles, mais également par l’accès à de nouveaux marchés.
(c) Chavanitas