EXPO - Maison Rouge - Il me faut tout oublier


L'asile des photographes - En 2010, Mathieu Pernot, photographe, et Philippe Artières, historien, sont invités à travailler sur les archives de l’Hôpital Psychiatrique Le Bon Sauveur, situé à Picauville (Manche). 


Découvrant des centaines d’images, des années 1930 à nos jours, le projet aboutit à une exposition et à une publication, moins l’histoire d’une institution que celle de la photographie vue depuis l’hôpital seraient bientôt détruits et les soins assurés ailleurs ; il fallait d’une manière différente, conserver la mémoire du lieu. Première originalité du projet, c’est une institution médicale qui avait sollicité une institution culturelle installée sur le même territoire. Nous ne savions pas précisément ce que nous trouverions mais on nous avait indiqué qu’un service audiovisuel animé par un infirmier passionné, Léon Faligot, disposait de films et de photographies anciennes ; parallèlement, nous aurions libre accès aux archives écrites de l’hôpital, et notamment aux dossiers médicaux datant parfois d’avant la Seconde Guerre mondiale. En découvrant les centaines d’images, des années 1930 à nos jours, conservées dans ces nombreux cartons, pochettes, classeurs, nous avons eu immédiatement le sentiment d’être tombés sur un trésor oublié."
Le coefficient des poissons - Chaque hiver, l’association des amis de la maison rouge produit une œuvre spécifique pour le patio de la fondation. Cette année, les membres de l’association des amis ont choisi le duo Florian Pugnaire et David Raffini.
Les deux artistes se sont rencontrés lors de leurs études à la Villa Arson, dont ils sont diplômés; ils conçoivent des projets collaboratifs depuis 2006. Ils déploient simultanément un travail personnel et une production à deux. Leur collaboration est marquée par la problématique de la sculpture comme «œuvre événement» et par un certain penchant pour le devenir des objets industriels. Portant à son apogée le geste et la tension sculpturale, ou picturale, Pugnaire et Raffini n’hésitent pas à maltraiter peintures et matériaux à travers de multiples vidéos ou installations. 

Le coefficient de Poisson - Ce coefficient a été mis en évidence analytiquement par Denis Poisson, mathématicien Français(1781- 1840). Il permet de caractériser la contraction de la matière perpendiculairement à la direction de l'effort appliqué.
Il me faut tout oublier - Cette exposition réunit le travail de deux artistes belges de générations différentes : une sculpteur, Berlinde De Bruyckere (née en 1964 à Gand) et un peintre, Philippe Vandenberg (1952, Gand -2009, Bruxelles), quasiment jamais exposé en France.
Berlinde De Bruyckere a choisi d'assurer exceptionnellement le commissariat de l'exposition Il me faut tout oublier.. Elle a sélectionné des tableaux et dessins de Philippe Vandenberg en écho à son propre travail, instaurant un dialogue intense entre les deux œuvres. Trois sculptures imposantes de cire et de chiffons, réalisées spécialement pour la maison rouge, font suite à celle présentée au Pavillon Belge à la dernière Biennale de Venise.
En 2012, les œuvres de Berlinde De Bruyckere et Philippe Vandenberg ont déjà été présentées conjointement lors de l’exposition Innocence is precisely: never to avoid the worst au Musée De Pont, à Tilburg, Pays-Bas.
Pour la maison rouge, elle a réalisé en écho aux oeuvres du peintre de nouvelles sculptures de cire et de chiffons, évoquant des troncs d'arbres autant que des corps contraint et pansés.
Les deux artistes sont des âmes soeurs : 'Et si lui et moi nous pouvons rendre le réel tolérable, c'est parce que nous sommes tous les deux des chercheurs à la peau tendre.' Berlinde De Bruyckere