SEVILLA - Museo de Bellas Artes

Dans un ancien couvent remanié avec génie en 1612 par Juan de Oviedo, l'une des plus importantes collections d'art espagnol et européen du pays, du Moyen-Âge au XXe s. Chefs-d'oeuvre de l'école sévillane du Siècle d'or, Pacheco, Murillo, Zurbaran, Valdès Leal. 

Point d'orgue de la visite, le majestueux escalier et l'église (XVIIIe s.) ornée par Domingo Martinez, cadre de choix pour les oeuvres de maîtres du baroque sévillan. Au 2e étage, toiles du XIXe s., et du début du XXe s., illustrant le romantisme et le costumbrismo (peinture de genre) andalous. Le Musée des beaux-arts de Séville se trouve sur la place du même nom dans les murs de l'ancien couvent de la Merced Calzada, fondé par saint Pierre Nolasque sur des terrains cédés par Ferdinand III après la conquête de Séville en 1248. Il ouvre ses portes en 1835 en tant que 'Musée de peinture' pour abriter les oeuvres provenant des couvents et des monastères suite à la confiscation des biens de l'Eglise par l'Etat sous le gouvernement libéral de Mendizabal. Ce noyau d'origine est ensuite complété par les donations de particuliers réalisées essentiellement au XIXe s.
Depuis sa première création comme musée, l'édifice a subi plusieurs interventions. La première entre 1868 et 1898 est due à des travaux de restauration et à la pose d'un décor en carreaux en céramiques, les azulejos, provenant de couvents expropriés. Le hall d'entrée est ainsi orné de splendides panneaux originaires du couvent del Populo et d'azulejos réalisés par Hernando Valladares pour le couvent San Pablo. La deuxième intervention entre 1942 et 1945 donne lieu à la création de la cour aux coquillages (patio de las Conchas) et le transfert de la façade principale du portail baroque dans la rue Bailén.
Art médiéval espagnol - Le XVe siècle est celui de l'apparition des premières oeuvres d'artistes de renom de la peinture sévillane et des tableaux signés. Les manifestations picturales les plus anciennes conservées au musée remontant à cette époque. 
à droite Cristo atado a la columna de Pedro Millan -
 Cercle de Juan Sanchez de Castro -
à gauche Vierge à l'enfant de Roque Balduque - à droite Virgen de la Antigua Anonimo -
Art de la Renaissance - Au XVIe siècle, Séville connaît un important essor économique suite au développement de l'activité commerciale avec l'Amérique latine et le reste de l'Europe. L'augmentation de la demande et trafic d'oeuvres d'art ainsi que l'arrivée d'artistes étrangers, avec notamment la pénétration des courants provenant de la Flandre et de l'Italie entraîne un renouveau artistique. La collection de peinture flamande qui arrive au musée après la confiscation des biens de l'Eglise par l'Etat est la conséquence de cette nouvelle atmosphère culturelle. 
Triptyque du calvaire de Frans Francken -
Jugement dernier de Martin de Vos -
 à gauche Vierge de Belen de Coffermans - à droite le calvaire de Lucas Cranach -
 à gauche Annonciation  d'Alejo Fernandez - à droite Retablo del Savador - Anónimo
à gauche La Mise au tombeau de Cristobal de Morales - à droite Díptico de la Anunciación y Visitación de Marcello Coffermans -
Saint Jérôme pénitent de Pedro Torrigiano - à droite Coronación de la Virgen de Pieter Aertsen-
Le maniérisme - A la fin du XVIe s. un art raffiné et international qui s'éloigne de la transparence de la Renaissance pour devenir plus imaginatif et intellectuel, et donc, d'une compréhension moins aisée, s'impose en Europe. Les peintres utilisent les formes et les compositions d'autres maîtres, travaillent 'à la manière de', d'où le terme maniérisme. 
Retable de Saint Jean Baptiste de Miguel Adan -
 Tête de Saint Jean Baptiste de Nunez Delgado -
 Saint Thomas et Sainte Catherine et Sainte Famille de Pedro de Villegas -
Le naturalisme - Les premières décennies du XVIIe siècle sont celles de la convergence au sein de la peinture sévillane de deux tendances picturales, le maniérisme et le naturalisme. Le maniérisme perpétue la tradition des peintres de la fin du XVIe s. avec des formes d'expression rigides et schématiques. Le naturalisme représente le triomphe du renouveau, avec un langage direct et narratif qui transcrit la réalité.
Les Âmes du purgatoire d'Alonso Cano -
San Francisco de Borja d'Alonso Cano -
Retrato de D. Cristobal Suarez de Ribera de Diego Velasquez -
Murillo et l'école sévillane du baroque - Les retables sont l'une des contributions les plus importantes de l'Espagne à l'histoire de l'art. Plusieurs exemples exécutés par les grands maîtres de l'école sévillane du XVIIe s. sont exposés dans cette salle. l'Eglise catholique avait besoin de la sculpture sur bois pour illustrer et convaincre ses fidèles. A partir de la Renaissance, ces ouvrages à vocation didactique envahissent les chapelles. 
antigua iglesia del Convento de la Merced.
L'Immaculée Conception dite 'la colossale' de Bartolomé Esteban Murillo -
au centre Immaculée Conception 'La nina' de Bartolomé Esteban Murillo -
 1er étage - Escalera principal del Museo de Bellas Artes de Sevilla.

Le baroque espagnol et sévillan - Pour en finir avec le maniérisme et imposer le naturalisme au sein de l'école sévillane il faudra attendre la deuxième génération d'artistes du XVIIe s.
Dolorosa de Pedro de Mena
Juan de Valdés Leal - Né à Séville en 1622, il meurt en 1690. Il part s'installer à Cordoue en 1647 où il passe la première période de sa vie. Il s'y forge un style, marqué par les influences du naturalisme régnant sur l'école sévillane et par le chef de fil de la peinture cordouane, Antonio del Castillo.
 à gauche San Juan Bautista de Pedro de Mena - à droite Immaculada de Valdez Leal -
Peinture baroque européenne - La peinture baroque européenne que conserve le musée constitue une collection de peinture, essentiellement flamande et italienne, d'un grand intérêt.
Paradis terrestre de Jan Brueghel -
 Vanitas de Cornelis Norbertus Gysbrechts -
Francisco de Zurbaran - La personnalité qui domine la peinture sévillane du deuxième tiers du XVIIe s. est Francisco de Zurbaran. Originaire d'Estrémadure, il reçoit sa formation à Séville où il s'installe en 1626, devenant l'artiste préféré des institutions civiles et religieuses. Son succès repose en grande partie sur le style naturaliste et sobre, empreint d'une forte spiritualité qui associe la ferveur de la passion et le quotidien au surnaturel de la vie monastique espagnole.
Santo Domingo -
Jesus crucifacado expirante de Francisco de Zurbaran -
La Virgen de las Cuevas de Francisco de Zurbaran -
Santas retornadas - 17 las pinturas que del maestro del barroco, Francisco de Zurbarán.
Peinture espagnole et sévillane du XVIIIe s.- Au XVIIIe s. l'école sévillane perd la place privilégiée qu'elle occupait au siècle précédent, car malgré une importante activité artistique, ni ses artistes ni leurs oeuvres ne possèdent l'importance et la puissance créatrice d'hier. 
Char du Parnasse (Hommage d'Apollon et des trois muses aux monarques) Domingo Martinez -
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Trompe l'oeil de Pedro de Acosta -
Peinture sévillane du XIXe s. - Les arts figuratifs du XIXe s. connaissent deux étapes bien différenciées. La première moitié du siècle, jusqu'à la révolution de 1848 constitue une période de confrontation entre le néo-classicisme et le romantisme. Entre 1848 et 1871 le réalisme triomphe et complète avec éclectisme et l'impressionisme le tableau des arts figuratifs du dernier tiers du XIXe s.
Pareja de majos de José Gutiérrez de la Vega -
Eduardo cano
 La Mort du maître de José Villegas Cordero -
Peinture espagnole du XXe s. - La collection d'art d'autres régions d'Espagne contient quelques pièces d'une qualité indéniable.
à gauche la cuadrilla de Juan Centeno de Daniel Vasquez Diaz - à droite Retrato de Locia Monti de José Villegas Cordero.
Antonio Ortiz Echague -
 José Rodriguez Acosta -
Peinture Sévillane du XXe s.- En général, la peinture sévillane de la première moitié du XXe s. reste en marge des expériences esthétiques menées à l'étranger. 
Sevillana en su patio de Diego Lopez - 
 à droite Campesana Rosa Maria de Eugenio Hermoso -

Muestra Senora del Populo 
 Immaculada
Coleccion Cubista de Telefonica - exposition temporaire cubiste
(c) Chavanitas