SEVILLA - Alfalfa - El Divino Salvador - Plaza Jesus de la Pasion


Le quartier de l’Alfalfa est le plus ancien de Séville. La réhabilitation de l'immeuble de l'ancienne quincaillerie sur la Plaza del Pan "La Quincallerie Garcia Cia", rénové en 1992, est la façade principale sur la place. La construction de "Le Gran Mazines Pedro Roldán" par Anibal Gonzalez donnent de la personnalité à la place.  La Plaza del Pan, maintenant nommée Plaza de Jésus de la Passion, est au cœur du réel Séville.



Dans la zone piétonne de Pan, les cavités anciennes à l'arrière de l'église de El Salvador sont désormais occupés par plusieurs boutiques.




Dans le patio de los Naranjos, vestige de l'ancienne mosquée, se trouve, à l'ouest, la capilla de los Desamparados (chapelle des laissés-pour-compte), œuvre d'Ambrosio de Figueroa. De section rectangulaire, son intérieur est décoré de peintures murales baroques et présente une série de niches qui servent d'autels. Au chevet se trouve celui qui donne son nom à la chapelle, de la fin du XVIIIe siècle. L'accès au patio par la rue Córdoba se fait par une ruelle étroite ouverte en 1705 pendant les travaux d'assainissement d'un bourbier qui affaiblissait les fondations de la tour. Le patio est en outre limité au nord par une partie du bâtiment qui abrite actuellement des logements et sur laquelle s'élève le campanile et à l'est par l'ancien sanctuaire collégial occupé depuis par la sacristie et par une ancienne chapelle mortuaire.
Chapelle de la miraculeuse 
Chapelle du Sacrement. On y accède par le retable qui sert de portail. S'y trouve la statue de Notre Père Jésus de la Passion, scupté par Juan Martínez Montañes en 1615. La chapelle permet d'accéder à la crypte. Retable portail de la chapelle du Sacrement. De style rococo, il fut réalisé par Cayetano de Acosta entre 1756 et 1764.
L'Église du Divin Sauveur Iglesia del Divino Salvador, est une église catholique romaine de Séville. Il s'agit de la plus grande église de la ville après la cathédrale.
Elle est située dans le quartier d'Alfalfa. Elle est limitée à l'ouest par la plaza del Salvador (sur laquelle donne la façade principale de l'église), au nord par la rue Córdoba, à l'est par la plaza de Jesús de la Pasión (populairement appelée plaza del Pan) et au sud par la rue Villegas.
La façade monumentale qui donne à l'ouest sur la plaza del Salvador date en grande partie du XIXe siècle. Elle est constituée de trois portails, de style Renaissance italienne, correspondant aux trois vaisseaux de l'église. Sur le portail central se trouve un globe terrestre et la croix et, sur son entablement, des anges et un écusson décoré de l'Agnus Dei. Sur les portails latéraux se trouvent les bustes des apôtres Pierre et Paul. Le corps central, qui présente un grand oculus dans sa partie supérieure, possède un clocher se terminant par un fronton surmonté d'une croix de fer forgé. Derrière les grilles qui ferment le parvis de l'église est érigée la petit Chapelle du Carmel, qui ne contient rien hormis l'écu du Carmel sur l'entablement.
La tour de l'église s'élève sur ce qui était le minaret de la mosquée, de section rectangulaire. La base de la tour est de l'époque musulmane et son couronnement date du XVIIIe siècle. On y monte en entrant par le patio, en traversant l'appartement du sonneur, par des escaliers encastrés dans la pierre. Son aspect actuel date des modifications effectuées entre 1718 et 1719, notamment par Leonardo de Figueroa.
À l'angle entre la plaza del Salvador et la rue Villegas, donnant au sud-ouest, se trouve une niche abritant une croix de bois, la Cruz de las Culebras (croix des couleuvres), l'ancienne croix du cimetière de la paroisse. Sous la niche se trouve une inscription par laquelle le roi Jean II de Castille obligeait toute personne à s'agenouiller en passant sous la croix, sous peine d'amende. À sa droite, donnant au sud se trouve le retable en céramique du Santo Cristo del Amor (Saint Christ de l'Amour), créé en 1930 par Enrique Mármol Rodrigo.
Eglise baroque, monumentale, bâtie à la place d'une mosquée dans le désir de rivaliser avec les Maures. A l'intérieur, deux fabuleux retables d'un maître du rococo, Cayetano da Costa, et sur un autel d'argent, un émouvant Jésus de la Pasion (1619) de Juan Martinez Montanes. 
La nef de l'église est composée de trois vaisseaux de hauteur quasiment identique, dessinés par Leonardo de Figueroa, chacun divisé en quatre travées par des piliers quadrangulaires possédant chacun des colonnes adossées à chapiteaux corinthiens. Le vaisseau central est couvert de voûtes hémisphériques alors que les vaisseaux latéraux sont à voûtes d'arêtes. La croisée du transept est surmontée d'un tambour polygonal et d'une coupole au sommet de laquelle se trouve un lanterneau, également dessinés par Leonardo de Figueroa.
Le sol est couvert de dalles de marbre blanc dans lequel on retrouve des motifs floraux de jaspe bleuté. L'église compte de plus plusieurs autres salles, parmi elles une grange dîmière, des sacristies, la salle de réunions de la paroisse, les dépendances des confréries, les appartements du sacristain, du sonneur et du curé. Les vaisseaux latéraux abritent plusieurs chapelles et retables.
Retable Majeur. De style baroque, réalisé par Cayetano de Acosta entre 1770 et 1779, il est situé au fond du chœur ; il représente la Transfiguration. La chapelle majeure, surmontée d'une voûte hémisphérique et décorée de peintures murales, est l'œuvre de Juan de Espinal.
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