PARIS - Jardin des Plantes - Grandes Serres


 Au début du XIXe siècle, l'utilisation du verre et surtout du métal, permet d’édifier des structures plus solides, fournissant une meilleure isolation pour des plantes réclamant une chaleur constante. 



Charles Rohault de Fleury, architecte du Muséum, se rend alors en 1833 Angleterre pour y étudier le système adopté dans ce pays pour la construction des serres chaudes en particulier à Kew. De retour en France, il construit entre 1834 et 1836, deux serres chauffées à la vapeur : le pavillon oriental qui sera appelé plus tard la Serre mexicaine, et le pavillon occidental, future Serre australienne. Ces bâtiments, prototypes des serres modernes, comptent parmi les innovations les plus importantes de l’architecture métallique. Ce sont les premières serres au monde d’aussi grandes dimensions réalisées en verre et en métal. Les progrès techniques de l’époque permettent également à Rohault de Fleury de construire des serres courbes, à l’emplacement des anciennes serres de Buffon et Bernardin de Saint Pierre.
Entre 1881 et 1889, le premier jardin d’hiver du Muséum est érigé par Jules André. Il laissera la place, dans les années 30, à un autre jardin d'hiver, l'actuelle Serre des forêts tropicales humides. De style art déco, elle est érigée par René Berger. Depuis, plus de construction majeure, mais des restaurations dont l'ampleur et la complexité demandent tout autant de talent !
La serre des forêts tropicales humides (ancien jardin d'hivers : c’est par elle que commence la visite. Dépaysement assuré dans l'atmosphère chaude et humide qui sied à ces écosystèmes tropicaux, si essentiels et malheureusement si dangereusement menacés.
La serre de Nouvelle-Calédonie (ancienne serre mexicaine) : comme son nom l'indique, on y trouve des plantes de Nouvelle-Calédonie dont la très grande majorité a dû être acquise et acclimatée. Elles représentent cinq milieux : la forêt humide, la forêt sèche (extrêmement menacée), le maquis minier, la savane et la mangrove.
La serre des déserts et milieux arides : changement de lieu, changement d'ambiance. Cinq scènes végétales présentent les différents mécanismes d'adaptation des plantes à la sécheresse, dans diverses régions du globe : déserts des USA et du Mexique, des Andes, d’Afrique du Sud, de Madagascar, du Sahara...  
La serre de l'Histoire des plantes : dans ce second pavillon dû à Rohault de Fleury, l'évolution des plantes est retracée depuis leur sortie de l'eau, voici 430 millions d'années, jusqu'à l'apparition des fleurs. Une histoire passionnante, faite d'adaptation et de conquête de nouveaux espaces, dont nous sommes également les héritiers.
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