PARIS - Louvre - Georges Braque - Cy Trombly - Anselm Kiefer



Louvre contemporain
L’inscription permanente d’une œuvre du XXIesiècle dans le décor et l’architecture du palais est le point d’orgue de la nouvelle politique en matière d’art contemporain que le musée du Louvre développe depuis 2003. 


Cette politique de commande publique s’inscrit dans la tradition du palais du Louvre qui fut, tout au long de son histoire, un lieu où les artistes contemporains furent sollicités par le pouvoir pour créer décors peints ou sculptés, tant au XIX e siècle (musée Charles X et plafond de Delacroix pour la galerie d’Apollon) qu’au XX e siècle (plafond de Georges Braque, dans la salle Henri II, en 1953). La commande à de grands artistes vivants de renommée internationale permet de donner un caractère officiel et patrimonial à la création contemporaine, de faire découvrir à un large public non initié les créations des artistes d’aujourd’hui et d’affirmer le caractère  universel du musée.

Les Oiseaux - Cette salle est formée par la réunion, au XVIle siècle, de l'antichambre et de la garde-robe du roi aménagées par Pierre Lescot pour Henri II dans le palais de la Renaissance. Elle séparait l'appartement royal de la salle des gardes. La partie centrale du plafond, richement sculpté par l'Italien Scibec de Carpi en 1557, porte le chiffre d'Henri II, alors que celui de Louis XIV figure sur le complément ajouté en 1660. On y a placé en 1953 une vaste composition de Georges Braque, Les Oiseaux
Dans les trois panneaux, les oiseaux présentent des formes schématiques. Le peintre s’est inspiré des poteries étrusques exposées dans cette salle au moment de la conception de son œuvre. Cette influence apparaît évidente, lorsque l’on regarde les céramiques décorées d’oiseaux stylisés comme sur cet aryballe. L’attrait de Georges Braque pour l’art archaïque s’inscrit dans un intérêt plus large pour les arts dits primitifs, caractérisés par une même simplification des formes.

Cy Trombly 'The Ceiling' - Plafond que l'artiste américain a réalisé pour la salle des bronzes du musée du Louvre en 2010. L'œuvre de Twombly a un caractère permanent. Tout comme le plafond de la salle Henri II, voisine, réalisée par Georges Braque. Celui qui est connu pour ses taches et ses jeux de couleurs striés de graffitis posés d'une main tremblée a ici fait preuve d'un classicisme surprenant.
Sur un fond bleu, cette toile de quelque 400 m2, s'orne sur les côtés de sphères et de cartouches contenant les noms des sept sculpteurs les plus célèbres de l'antiquité grecque : Phidias, Myron, Lysippe, Praxitèle, Polyclète, Cesphisodote et Scopas. C'est tout. Ce qui pourrait faire penser à une « musique des sphères » tient de l'interprétation.
Salle des Bronzes - Bijoux du IXème siècle au VIème siècle après JC.
Athanor - Anselm Kiefer - 2007. Ce tableau et les deux sculptures qui l'accompagnent : Danaé et Hortus Conclusus, ont été spécialement réalisés pour le lieu par l'artiste. Cette commande s'inscrit dans la tradition du Louvre qui fit appel tout au long de son histoire à des artistes vivants pour le décor du Palais et du musée.
Le décor d’Anselm Kiefer prend place dans l’escalier conçu par les architectes Percier et Fontaine au XIX e siècle au nord de la colonnade de Perrault. La commande porte sur une peinture, qui est fixée sur la paroi de l’escalier. Anselm Kiefer propose une réalisation monumentale sur le thème des constellations et des rites funéraires.

(c) Chavanitas