PARIS - Louvre - Escalier Mollien - Galerie Michel-Ange - Salle Mollien - Salon Denon - La Grande Galerie - Salle des 7 cheminées - Salle Duchâtel - Chambre à Alcôve

Denon.
Le palais du Louvre est un ancien palais royal situé sur la rive droite de la Seine, entre le jardin des Tuileries et l'église Saint-Germain-l'Auxerrois. S'étendant sur une surface bâtie de plus de 135 000 m2, le palais du Louvre est le plus grand palais européen, et le second plus grand bâtiment du continent après le palais du Parlement roumain. Il abrite aujourd'hui l'un des plus riches musées d'art du monde : le musée du Louvre.




Escalier Mollien - Il occupe le centre du pavillon Mollien construit par l'architecte Hector Lefuel et inauguré le 14 août 1857 avec l'ensemble des bâtiments du Nouveau Louvre de Napoléon III. Le décor, projeté en 1857, sera en partie exécuté entre 1868 et 1870. La peinture ornant le plafond, "La Gloire distribuant des couronnes aux Arts", est l'oeuvre de Charles-Louis Müller.
Les bas-reliefs qui encadrent cette composition sont l'oeuvre de plusieurs sculpteurs. Des figures féminines entourées de génies représentent les différents arts. La Peinture est l'oeuvre de Ernest Hiolle, la Sculpture celle de Duchoisel, l'Architecture de Justin-Chrysostome Sanson et la Gravure l'oeuvre de Louis-Charles Janson.
Les caryatides et les atlantes flanquant les oeils-de-boeuf ont été réalisés par Pierre Cavelier et Duchoisel. L'arcade qui donne accès aux salles de Peintures ainsi que la rampe d'escalier seront achevées en 1914.
La construction du Louvre est indissociable de l'histoire de la ville de Paris. Elle s'étend sur plus de 800 ans, bien que le plan général du palais ait été imaginé dès la Renaissance. Charles V y établit sa résidence, donnant au palais un statut qu'il a conservé jusqu'au règne de Louis XIV.
Galerie Michel-Ange - Riche d'un somptueux sol de marbre, la galerie Michel-Ange fut construite au XIXe siècle sur le modèle de la salle des Caryatides. Elle servait d'accès officiel à la salle des États, située au premier étage. Aujourd'hui, on peut y admirer les sculptures italiennes, en particulier les célèbres Esclaves enchaînés de Michel-Ange. Le vestibule Denon, ancienne entrée principale du musée, dessert à l'opposé la galerie Daru. Dévolue au département des Antiquités grecques, étrusques et romaines, elle permet de rejoindre l'escalier Daru.
Captif - 'l'esclave mourant' - Michel-Ange -
Christ en croix - artiste Florentin autour de 1500
 -
L'Amour endormi - Francesco Bonanni -
 Le temps découvrant la Vérité et les Arts - Honoré Pellé -
Diane - Giacomo Antonio Ponsonelli -

Dircé - Lorenzo Bartolini -
-
Stèle funéraire de Pietro Stecchini - Rinaldo Rinaldi -
Psyché ranimée par le baiser de l'Amour - Antonio Canova -
Collection Borghèse -
Isis - Antoine-Guillaume Grandjacquet -
Narcisse, dit Hermaphrodite Mazarin ou le génie du repos éternel - Collection Mazarin -
-
Satyre en Atlante - Collection Albani -
Vieux pêcheur, dit Sénèque mourant - Collection Borghèse -
-
Eros et Psyché - Collection Borghèse -
-
Sarcophage à strigiles : berger et têtes de lion -
Trône d'une prêtresse de Cérès - Collection du Vatican -
Salle Mollien - De même que la salle Daru, la salle Mollien (du nom d'un ministre de Napoléon ler) a été créée et décorée en 1863 pour le musée impérial. Son décor rouge et or en fait foi. Elle aboutit au palier supérieur de l'escalier Mollien. À droite, la terrasse du café Mollien, peuplée de statues d'hommes célèbres, domine la cour Napoléon. L'escalier Mollien occupe le pavillon du même nom, construit par Lefuel et inauguré en 1857 avec le nouveau Louvre de Napoléon III. Son décor allégorique (peintures de Müller et stucs de Pierre-Jules Cavelier) rend hommage aux arts.
Endymion - Effet de lune, dit aussi Le Sommeil d'Endymion - Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson -
Les Sabines arrêtant le combat entre les Romains et les Marins - David - 
 -
Portrait de Mme Récamier - David -
L'enlèvement de Psyché - Pierre-Paul Prud'hon -
La grande obélisque - Ingres -
Salon Denon - Édifiée par Lefuel, la salle des États était destinée à accueillir, à partir de 1859, les grandes séances législatives sous Napoléon III. Elle est réunie au musée en 1878, sous la Troisième République, afin de présenter la peinture française du XIXe siècle. Elle perd alors son premier décor allégorique. Ce n'est pas le cas de son vestibule, le salon Denon (nommé ainsi en l'honneur du premier directeur du musée du Louvre, sous Napoléon ler) qui lui fait suite : l'extraordinaire plafond peint par Charles-Louis Müller exalte le mécénat d'État en France. Ce vestibule associait les deux fonctions (monarchique et artistique) du palais du Louvre car il commandait également deux galeries de peintures (maintenant salle Daru et salle Mollien).
Roger délivant Angélique - Ingres -

La Jeune Martyre - Paul Delaroche -
Le radeau de la méduse - Géricault -
Femmes d'Alger dans leur appartement - Delacroix -
La mort de Sardanapale - Delacroix -

La liberté guidant le peuple - Delacroix -
Francesca et Paolo - Scheffer -
Le christ sur la croix - Prud'hon -
Les deux soeurs - Théodore Chasserlau - 
La Chaste Suzanne - Chasseriau - 
La Grande Galerie - Construite entre 1595 et 1610, cette longue galerie permettait à l'origine de relier le Louvre au palais des Tuileries, détruit par un incendie lors de la Commune. Espace de réception (dont le décor inachevé avait été commandé à Nicolas Poussin), elle a abrité, tout au long du XVllle siècle, la collection royale de plans-reliefs des villes fortifiées. Mais, dès Louis XVI, elle fut destinée à la présentation du futur musée royal, qui n'ouvrit ses portes qu'en pleine Révolution, le 10 août 1793. Sous l'Empire, Percier et Fontaine rythment la galerie par des groupes de colonnes. Réduite du tiers de sa longueur sous le Second Empire, elle est alors pourvue de deux rotondes décorées de stucs par Albert-Ernest Carrier-Belleuse. La collection de peinture italienne s'y déploie aujourd'hui.
Portrait d'homme - Franciabigio -
Saint Georges luttant avec le dragon - Raphaël -
Salomé reçoit la tête de Saint Jean-Baptiste - Bernardino Luini -

-
Portrait d'homme ; au revers Paysage Allégorique - Marco Marziale -
Andrea Mantegna -
Lorenzo Costa -
La Belle Ferronière - Léonard de Vinci -
 -
La Vierge et l'enfant entourés de saint Benoît et saint Quentin et deux anges - Francesco Marmitta -
La Présentation au temple - Ambrogio da Fossano, Il Bergognone -
Triptyque - Carlo Braccesco -
Ecce Homo - Montagna -
Le Christ bénissant - Giovanni Bellini -
La Vierge et la Victoire - Andrea Mantegna - 
La Vierge et l'enfant entourés de huit anges - Lo Zoppo -
Salle des Sept-Cheminées - Le départ de Louis XIV pour Versailles en 1674 marqua la fin des séjours royaux dans le Vieux Louvre. À partir de 1699, les académies s’étaient installées dans ces appartements. Créé en 1793, le musée s’agrandit dès 1817 : les boiseries de l’appartement du Roi furent démontées, ce qui permit la création de cette vaste salle. Le 5 juin 1851, le futur Napoléon III inaugurait dans ce lieu une salle consacrée à la peinture française moderne. Difficile d’imaginer que vous vous trouvez à l’emplacement autrefois occupé par les deux chambres que vous venez de visiter. Regardez la hauteur étonnante de la voûte, elle se justifie par le fait que la salle actuelle couvre la totalité des trois étages de l’ancien Pavillon du Roi. Là où vous vous tenez (le premier étage ou étage noble) se trouvaient les deux chambres à coucher ornées de boiseries ainsi qu’un cabinet plus intime. À l’étage au-dessus, le roi disposait d’une chambre et d’une seconde pièce. Au niveau supérieur enfin, on avait conçu un appartement abondamment éclairé par de hautes fenêtres. L’immense salle actuelle englobe donc plusieurs pièces aménagées sur trois étages différents. Le nom de la salle vient des conduits des cheminées qui servaient autrefois à chauffer ces lieux.
Salle Duchâtel - Située à la suite du grand escalier de Percier et Fontaine, cette salle servait de vestibule au Salon carré et à la Grande Galerie. Le plafond de Charles Meynier, exécuté de 1820 à 1828, souligne ce rôle en rendant hommages aux grands peintres du XVIIème siècle avec Le Triomphe de la peinture française : l'Apothéose de Poussin, Le Sueur et Le Brun. Les voussures de la partie inférieure insistent sur la continuité de la peinture française aux XVIIème au XIXème siècle avec des médaillons représentant Vouet, Le Sueur, Poussin, Le Brun, Le Lorrain, Joseph Vernet, Girodet et David. Le nom de cette salle a été donné en l'honneur du comte Duchâtel, ministre de Louis-Philippe, et de la comtesse, qui légua en 1878 cinq tableaux dont deux Ingres, l'Oedipe et le sphinx et La Source.



Chambre à Alcôve - Le roi dormait dans cette alcôve. Autour de son lit, le Roi-Soleil avait fait disposer des vasques d’argent agrémentées de plantations afin de respirer des odeurs plus agréables que celles de la ville toute proche... C’est aussi ici que le roi mangeait, sur une table préparée à l’avance que l’on apportait dressée et garnie. Dans cette salle ont été remontés les éléments préservés de la chambre à coucher de Louis XIV, autrefois située, comme la chambre d’Henri II, au premier étage du pavillon du Roi. Louis Le Vau conçut le décor de cette pièce où dormait le souverain en 1654. Levez la tête et admirez le riche plafond sculpté par Gilles Guérin assisté, entre autres, de François Girardon : quatre figures féminines de la Renommée et des esclaves enchaînés y entouraient une peinture, aujourd’hui disparue, représentant la Royauté victorieuse. Le lit était placé dans l’alcôve, ainsi protégé des courants d’air. Cette pièce était, pendant la journée, utilisée par le roi qui en fit une véritable salle de séjour.
 (c) Chavanitas