PARIS - Muséum d'histoire naturelle - Jardin des plantes

Galerie de Paléontologie et d'Anatomie comparée - À quel prestigieux voyage dans le monde des squelettes, organes et coquilles nous convient les Galeries de Paléontologie et d'Anatomie comparée ! Une manière spectaculaire de découvrir l'organisation des êtres vivants et de s'immerger parmi les animaux du passé.








Albert Gaudry, titulaire de la chaire de paléontologie et promoteur des idées évolutionnistes en France, entreprend, à la fin du XIXe siècle, de présenter à Paris un nouveau lieu consacré à l'Anatomie comparée et à la Paléontologie. " Si, dit-il, l'homme ne peut lire dans l'avenir, et c'est là une des plus dures épreuves de sa destinée, il peut essayer de lire dans le passé. " Indissociable de la Paléontologie, l'Anatomie comparée, professée à l'époque par Georges Pouchet, trouvera sa place sous le même toit. L'endroit est superbe : construite par l'architecte Ferdinand Dutert et ouverte en 1898 en vue de l'Exposition universelle de 1900, la grande galerie de pierre et de métal, longue de près de 80 m, est ornée de nombreuses sculptures d'inspiration naturaliste.









Pour Paul Claudel, la galerie d'Anatomie comparée, était "rien de moins que [le] plus beau musée de Paris [...]. À chacun de mes passages en France, je reviens visiter cette galerie sublime avec un sentiment de vénération religieuse, qui chaque fois, me donne envie d'enlever non seulement mon chapeau mais aussi mes chaussures." Ce sentiment de respect est toujours partagé aujourd'hui, face à cet immense troupeau de squelettes complets qui semble courir en silence dans l'espace central de la galerie d'Anatomie comparée. Des poissons aux oiseaux, des reptiles aux mammifères, de l'homme à la baleine, il est donné à voir toutes les adaptations du squelette des vertébrés en fonction de leur milieu de vie. L'idée : pouvoir comparer les tailles, les formes, les modes de locomotion. Le voyage du deuxième étage n'est pas moins vertigineux. Dans la galerie de Paléontologie, le saut dans le temps est impressionnant : les fossiles exposés illustrent les formes animales qui se sont succédé pendant 600 millions d'années. Vedettes de cette démonstration : les fascinants dinosaures et les mammouths, qui nous dominent à la fois par la taille et par l'âge...









C'est la complémentarité entre la Paléontologie et l'Anatomie comparée que les chercheurs du Muséum ont voulu rendre plus évidente lors de la rénovation partielle de 1998. D'une galerie à l'autre, on parcourt le temps, on observe l'évolution de certains groupes depuis leur origine jusqu'à leur extinction, on découvre leurs descendants actuels. Plusieurs équipes de recherche, composées d'anatomistes, d'archéozoologues, de paléontologues et de systématiciens exploitent toujours ces collections historiques et continuent de les enrichir de nouveaux spécimens.












Extrait Fiac jardin des plantes -
Hope Hippo - Festival d'automne à Paris. L'installation monumentale Hope Hippo des artistes Jennifer Allora et Guillermo Calzadilla ouvrira le festival au premier étage de la Grande Galerie de l'Évolution.
Hope Hippo sera présenté dans la Grande Galerie de l'Évolution. Cet hippopotame imposant offre une sorte de tour d'observation, au sommet de laquelle un « guetteur » pourrait lancer l'alerte de l’injustice en lisant les nouvelles du monde.
Les films Apotome et 3, sont inspirés des collections du Muséum national d'Histoire naturelle. Apotome prend comme point de départ la tentative historique, de l'Homme tentant de communiquer et créer des nouvelles relations avec des animaux en captivité. Il s'agit ici de deux éléphants, Hans et Parkie arrivés au Muséum en 1798. Avec 3, Allora & Calzadilla ont réalisé un film qui tente de représenter, en termes visuels et musicaux, un processus de transcription de la figure de la Vénus de Lespugue en musique.



Grande Galerie de l'évolution -

Printemps, Nymphe du cerf - Julien Salaud - Dans sa dernière installation Printemps (nymphe de cerf), Julien Salaud opère une métamorphose de la Constellation du Cerf, une œuvre présentée à la Fondation Ricard, à la Chapelle des Calvairiennes et enfin au Château de Chambord. La Constellation du cerf se mue en chrysalide, étape nécessaire à la nymphose. L’animal est couvert de perles créant une véritable armure solide et lisse. Les bois du cerf se propagent, les branches rayonnent en fil de perles comme si l’artiste préparait le passage de l’état animal à celui de végétal.


Philippe Droguet - L’œuvre oscille en permanence entre la séduction et le tragique, un voile ténu les séparant, ce que l’artiste appelle le “tégument”, c’est-à-dire la membrane, la peau, la surface, ce qui enveloppe et protège, ce qui couvre et dissimule, ce qui attire et leurre, ce qui s’affiche et simultanément soustrait au regard. L’œuvre de Philippe Droguet tourne autour de cette certitude qu’il y a, par-de-là l’apparence, une autre réalité qui ne demande qu’à être dévoilée pour peu qu’on interroge l’au delà de la surface. Cette conviction forte concerne aussi bien ce que les sociétés font de l’apparence et de la chair des corps que chaque conscience intime à habiter une enveloppe qui ne peut être quittée.





Butterflies -
















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