MUSEUM - Palais de Tokyo - Nouvelles Vagues

Palais de Tokyo Opening
Baitogogo -  Henrique Oliveira (ci-dessous) - Sous la forme d’une sculpture spectaculaire, envahissante et « gordienne », Henrique Oliveira joue avec l’architecture du Palais de Tokyo pour en faire surgir une oeuvre qui joue avec le végétal et l’organique. Le bâtiment lui-même semble être la matrice qui a donné naissance à ce volume en bois de « tapumes », matériau utilisé en particulier dans les villes au Brésil pour construire les palissades de chantier.
A history of Inspiration - Entre Stuttgart et Istanbul en passant par Stockholm, Adnan Yıldız met en oeuvre un art subtil de l’exposition qui prend au Palais de Tokyo la forme d’un rapprochement en apparence incongru entre une miniature ottomane du XVIème siècle et le fond d’écran standard de Microsoft. De l’une à l’autre, c’est le motif du ciel qui émerge : le ciel complexe des astronomes ou le ciel artificiel des utilisateurs d’ordinateurs. De l’un à l’autre, se tisse une exposition en forme d’exploration de l’imaginaire.
This house - Composé d’un artiste, figure montante de la scène sud-africaine, et d’une curatrice, tous deux emblématiques d’un dynamisme fort, le duo Buys/Subotzky imagine une psychogéographie qui donne toute son ampleur au rôle de la mémoire. Mêlant films, sculptures et installations, l’exposition articule architecture et politique pour rendre manifeste leurs liens visibles et invisibles. En lien avec l’histoire coloniale africaine, l’esclavage et l’Apartheid, ce sont les rapports au pouvoir et à la représentation qui sont explorés.
File not found - Derrière le masque du “Black Ninja” se cachent trois curateurs du Singapore Art Museum. Opérant à la manière d’une escouade qui bouleverse les codes de l’institution, ils opèrent une transplantation au coeur du Palais de Tokyo en reproduisant un espace symbolique du Musée de Singapour, une chapelle jésuite transplanté au Palais de Tokyo qui joue avec des effets de colonialisme retournés à l’envoyeur. Les règles du genre muséal sont ainsi réinterrogées à la faveur de cette greffe par de multiples effets de substitution.
Champs Elysées - Poursuivant chacun leurs activités entre New York, Paris, Milan, Tokyo ou Prague, les trois curateurs Julie Boukobza, Simon Castets et Nicola Trezzi développent une activité hybride qui croise critique d’art et curating. Réunis pour la première fois, ils conçoivent leur exposition « Champs-Elysées » comme un cimetière où les oeuvres jouent avec esthétique funéraire et persistance des rites mortuaires. L’espace de l’exposition comme cimetière trace un nouveau périmètre d’investigation qui met en abîme la pratique curatoriale et approfondit la relation de l’art avec son éternel conjoint, la mort.
Condensation - Programme de résidences d’artistes de la Fondation d’entreprise Hermès.
Fondateur et directeur de la revue Particules jusqu’en 2010, directeur éditorial du Salon de Montrouge, curateur actif à Paris comme en Corée du Sud, Gaël Charbau réunit des oeuvres réalisées dans le cadre des « résidences » de la Fondation d’entreprise Hermès. Construite à la manière d’un rêve éveillé, l’exposition croise interprétation des rêves et univers alchimique pour sonder au plus près la façon dont les gestes nous créent.
La méthode Jacobson - Prenant pour point de départ un exercice de relaxation neuromusculaire imaginé en 1938 par le professeur et médecin américain Edmund Jacobson, l’exposition se construit comme on crée une image mentale. Les résidents du Pavillon Neuflize OBC, laboratoire de création du Palais de Tokyo, déploient ainsi à l’occasion d’un voyage dans les paysages du Grand Ouest américain les effets de représentation, de fantasme et d’imaginaire liés à ces espaces.
The black moon - Curatrice, mais aussi critique d’art et maître de conférence à la Sorbonne, Sinziana Ravini est connue pour ses « exposition-romans ». « The Black Moon » est une «exposition-film» qui met en scène la rencontre d’un homme et d’une femme dans une exposition. La juxtaposition d’oeuvres d’artistes différents permet de produire des significations qui suggèrent un récit. S’ensuit l’histoire de cette relation qui, au détour des oeuvres, joue avec l’amour, l’art et la vie. Quand l’un ne cherche que des rencontres fugitives, l’autre aspire à un amour idéal. Entre rencontre fugitive et amour idéal : qui triomphera ?
ADA - Un robot puissant et hypnotique se transforme en sculpture chorégraphique activée par une série de concerts : l’exposition déjoue la notion d’oeuvre et de spectacle au profit d’un hommage à la figure d’Ada Lovelace (1815-1852), fille de Lord Byron et mathématicienne anglaise à la vie tumultueuse. L’exposition se double d’un programme de résidence tout au long de l’été dans l’atelier londonien de l’artiste.
Le club des sous l'eau  - Réactivant le premier club de plongée sous-marine fondé par Jean Painlevé en 1934, Gallien Déjean et Fanny Schulmann rendent hommage à la figure d’un pionnier du cinéma scientifique qui intrigua les surréalistes. Le Club des Sous l’Eau devient une structure d’expérimentation collective, à la croisée des méthodes de production curatoriale et cinématographiques, qui cherche à éprouver les moyens, narratifs et technologiques, de montrer et de classer le réel.
Concert Hall - Artiste, curateur, autodidacte et co-fondateur de la Flux Factory à New York, Jean Barberis présente une exposition sous la forme d’une installation monstre qui s’apparente à une immense boite à musique : les oeuvres sonores et visuelles produites par divers artistes concourent à la fabrication d’une expérience multi-sensorielle. Le projet est labyrinthique, spectaculaire et se transforme selon les impulsions du public.
Antigrazioso - Conçue à la manière d’un script, l’exposition révèle différents récits au travers de la rencontre d’oeuvres d’art et d’objets divers. Cette composition visuelle formée de champs discursifs variés se présente comme une image unique et étendue
Un escalier d'eau - Natalia Valencia présente au Palais de Tokyo une exposition qui met en exergue les moments de silence inhérents à la réflexion ou à la rêverie. L’espace d’exposition et les oeuvres participent alors à un seul et même tout, ouaté et immatériel, où la conscience du visiteur est l’enjeu premier de ce qui se produit : un « présent plein » qui contraste avec les effets ordinaires de la perception.
La fin de la nuit - Après avoir travaillé à New York, Paris, Varsovie ou Vienne, Martha Kirszenbaum met en oeuvre une exposition en deux temps à Paris et à Los Angeles, consacrée respectivement à Kenneth Anger et Henri-Georges Clouzot. Figure iconique du cinéma underground depuis les années 1950, Kenneth Anger, qui utilise les signes d’un occultisme vénéneux, est au coeur de l’exposition au Palais de Tokyo. Aux côtés de films de ce dernier et d’une installation d’Oskar Fischinger, l’exposition rassemble des oeuvres d’artistes de la scène californienne pour lesquels magie, sciences occultes et fétichisme sont les stimulateurs de multiples expérimentations visuelles.
(c) Chavanitas