PARIS - Esplanade Palais de Tokyo MAM

Esplanade Palais de Tokyo & Mam - D'un côté le snack avec bouteille de rosé et places libres du Mam, de l'autre le Tokyo Eat restaurant d'été avec plaid et bonne cuisine. 
Style Art déco - 11 avenue du Président-Wilson et avenue de New-York - Jean-Claude Dondel, André Aubert, Paul Viard et Marcel Dastugue, 1934-1937 - Ce palais, destiné à abriter les musées d'art moderne de l'Etat et de la Ville, fourmille de raffinements académiques, un peu vieillis, mais agréables, comme la façon de compenser le biais de l'avenue du Président-Wilson par une demi-lune ou l'illusion de symétrie entre deux bâtiments d'importance différente. L'échappée sur la Seine peut être considérée comme une des qualités modernes de cette réalisation ; elle conserve, en tout cas, une séduction indémodable. La légèreté de la corniche et l'absence de frise ou d'attique l'accompagnant ajoutent une touche de modernité élégante qui épargne au bâtiment la lourde monumentalité des monuments publiques de l'époque. Mieux que le Palais de Chaillot, la palais de Tokyo illustre l'idée alors en vogue de la spécificité française d'une grâce souriante, dont le symbole est, pour Waldemar George, l'Ange de Reims. L'implantation de reliefs par Janniot hors de tout cadre et de toute fonction architecturale est franchement moderne. Et les alignements de colonnes, lisses, sans base ni chapiteau, évoquent les photographies de silos américains publiées par le Corbusier. 
Bas-reliefs - Alfred Janniot - Si le goût pour les volumes tend à le reléguer à quelques points privilégiés, tels les dessus de porte et les couronnements, le décor de ces deux décennies se caractérise surtout par son aplatissement. Les creux sont peu marqués, de manière à ne pas entamer la puissance du mur. Les formes se figent et se simplifient pour gagner en noblesse intemporelle. Les motifs s'étalent en tapisseries, sans vide ni illusion de profondeur afin de ne pas briser la géométrie de la façade. 
Les décors floraux, si abondants à la Belle Epoque, restent dominants, mais sous une forme écrasée, qui devient vite un ponctif. Cet effet d'écrasement, également employé pour les figures animales ou humaines, peut être mise en parallèle avec les bois gravés qui illustrent souvent les livres de l'époque. Dans les bâtiments publics triomphe une image intemporelle de l'homme, où se mêlent souvenirs de l'Antiquité, revanche sur les souffrances de la Grande Guerre et aspiration à un avenir radieux pour l'humanité régénérée. 
Palais d'Iéna - Le palais d'Iéna est un bâtiment construit par l'architecte Auguste Perret en 1937. C’est le siège du Conseil économique, social et environnemental. 
Le palais d'Iéna est réalisé sur la colline du Quartier de Chaillot à l'occasion de l'Exposition spécialisée de 1937. Ce bâtiment doit recevoir un nouveau musée consacré aux travaux publics.
L'édifice est conçu par l'architecte Auguste Perret, qui avait alors perdu l'espoir de reconstruire le nouveau monument (palais de Chaillot) devant succéder au palais du Trocadéro, et édifié par la « Société des grands travaux en béton » des Frères Perret.
Bien que les travaux ne soient pas encore achevés, le Musée national des Travaux publics est inauguré en mars 1939 dans une première aile de l'édifice parallèle à l'avenue d'Iéna. La Seconde Guerre mondiale retarde l'avancement des travaux et la rotonde ne sera terminée qu'en 1943. Le palais d'Iéna abrite une salle de conférences de trois cents places couverte d'une double coupole. Le hall présente un monumental escalier suspendu en fer à cheval.
(c) Chavanitas