VARANASI - Chowk - Vishwanath Gali - Ghats

Bénarès 
Chowk 
Galis - C'est le nom que portent les ruelles qui forment un véritable labyrinthe dans leqeul il est agréable de se perdre. Une multitude de petites échoppes et d'artisans créent une belle animation dans ce quartier, où l'on croise un grand nombre de vaches. 
Vishwanath Gali - Derrière le ghat sacré de Dasashvanedha se trouve une ruelle tortueuse connue sous le nom de Vishwanath Gali, qui contient des échoppes spécialisées dans le commerce des objets de culte. Elle passe par le chowk et mène au sanctuaire principale de la ville, le Vishwanath Temple, construit il  a 1 000 ans. Quelque 750 kg d'or furent employés pour décorer les coupoles du sanctuaire de Shiva, érigé en 1777 par Ahilyabai d'Indore. Encore une fois, il est impossible d'entrer avec appareil photo ou sac. 
Des jarres laquées, de la poudre de cinabre, de l'eau du Gange en bouteille, des bracelets et des pièces de broquarts : on trouve de tout dans les allées qui mène au Vishwanath Temple, le centre spirituel de la ville. Personnellement, c'est là où j'ai trouvé ma sculpture de bois colorée de Kali et un "chapelet" de perles d'os sculpté en forme de crânes.
Dolphin restaurant - Très facile à trouver depuis les ghats, juste après Prayag, nous avons eu la bonne idée de le chercher depuis le chowk.. Entre la chaleur et les ruelles, nous avons mis du temps mais nous avons fini par trouver l'hotel au niveau de Manmandir Ghat. Après ce qui a semblait comme 10 étages à monter, nous sommes arrivées sur une terrasse avec vue sur les ghats et le Gange !
Une autre promenade dans les Galis de Bénarès. En chemin nous nous arrêtons au Monalisa restaurant. Jus de fruits frais pressés et brioche à la canelle. C'est un français qui tient l'endroit, et comme il nous entend discuter de Holi, il nous en parle plus tard. Cela fait 7 ans qu'il s'est installé à Bénarès, et il semble plutôt aigri, il ne s'est pas intégré du tout. Des européennes, dreadlocks, leggings et débardeurs déchirées, ne respectant aucun des codes indiens, passent dans la rue, et il s'énerve en disant que ce n'est jamais celle-là qui sont attaquées malgré leurs tenues. Il nous raconte qu'une de ses amies venues lui rendre visite, et habillée de manière traditionnelle indienne, s'est faite attaquée. Un groupe d'homme l'a déshabillée en pleine rue pendant Holi, et quand un d'entre eux lui a ordonné de l'embrasser et qu'elle a refusé, il l'a giflée ! C'est là que nous réalisons que nous avons bien fait de ne pas trop tarder à la sortie du temple pendant Holi, et qu'il y a effectivement une certaine heure où il vaut mieux rentrer avant que tout le monde soit bourré et incontrôlable. Il nous parle du non respect des indiens envers les femmes européennes, que beaucoup voit ni plus ni moins que comme des stars du porno, et ils nous ait difficile de ne pas partir énervées de cet entretient.
Vers les ghats funéraires - C'est après avoir passé Man Mandir ghat et son cadran solaire, le palais de Dom Raja et le Nepali Ghat, que vous arrivez au Manikarnika Ghat. L'un des deux ghats funéraires de Bénarès. Selon la légende, le mani de Shiva (joyau qui ornait sa couronne) et les karnika (boucles d'oreilles) de Parvati seraient tombées dans un puit pendant qu'ils se baignaient, donnant son nom au ghat. Mourir à Bénarès est un grand privilège pour les hindous : c'est une façon d'être libéré définitivement du cycle des réincarnations, en recevant la moksha (le salut). Shiva murmurait aux oreilles des mourants, et nombreux sont ceux qui font le voyage pour rendre leur dernier souffle à Bénarès.

Manikarnika Ghat - Des bûchers funéraires brûlent nuit et jour sur ce ghat. Les corps sont enveloppés dasn des suaires et alignés sur des civières. Au milieu du ghat se trouve le puit (kund) que Vishnou creusa avec son disque. 
Il est impossible de prendre des photos depuis le Ghat, en tant que deux femmes européennes seules, nous sommes déjà très mal reçues. Nous observons la scène depuis un balcon en hauteur sur le ghat, où tout ceux qui ne sont pas de la famille peuvent rester. La scène est pourtant superbe, les flammes montent, les tissus couleur or couvrant les corps brillent, l'eau scintille, le rituel funéraire indien est envoûtant. Mais on ne reste pas longtemps sans se faire aborder par un homme qui nous reproche notre présence et sous-entend notre non respect. Il met pourtant peu de temps à faire preuve d'encore moins de respect en essayant de nous vendre des pashminas.. Nous finissons par nous sentir mal à l'aise et revenons dans les ruelles à l'arrière. 

(c) Chavanitas