EVORA - Sé


Alentejo

La ville d'Evora, ceinturée de murailles, se dresse dans la plaine de l'Alentejo. Elle se développa sous les Romains et propéra durant le Moyen Âge comme foyer d'enseignement et centre artistique. Evora fut une résidence appréciée des monarques, jusqu'à l'annexion du Portugal par l'Espagne en 1580. Son influence diminua encore après la fermeture de l'université jésuite, au XVIIIe siècle. L'héritage d'Evora a été reconnu officiellement Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco.
Templo romano - Ce temple, qui aurait été dédié à la déesse Diane, a été construit au IIe ou au IIIe siècle ap. J.C. Il servit successivement d'arsenal, de théâtre et d'abattoir, avant d'être mis en valeur en 1870.
 
 
 
Enserrées dans des murailles romaines, médiévales et du XVIIe siècle, les ruelles d'Evora sont une merveille architecturale. De la cathédrale, une promenade dans la Rua 5 de Outobro, bordée de boutiques, mène à la Praça do Giraldo. Cette place principale est ornée d'arcades qui affichent une influence mauresque. La ferveur religieuse se traduit par le nombre et la diversité de ses églises - plus de vingt maisons de culte et monastères. La promenade est agrémentée par la lecture des noms de rues évocateurs, comme la ruelle de l'Homme-non-Rasé ou la rue du Tailleur-de-la-Comtesse.
 
 
Sé -
Santa Maria, dont la construction commença en 1186,  fut consacrée en 1204 et achevée en 1250. Le style roman s'y mêle au gothique. Entre les deux tours asymétriques, l'une à tourelles et l'autre couronnée d'un cône bleu, de magnifiques sculptures des apôtres flanquent le portail. Le maître-autel et le choeur en marbre du XVIIIe siècle sont des oeuvres de J.F. Ludwig, l'architecte du monastère de Mafra.
Le portail Renaissance du transept mord est de Nicolas Chantereine.Des statues des évangélistes montent la garde à chaque coin de cloîtres. 
 
 
 
La place principale est bordée, à l'ouest, de gracieuses arcades mauresques. Le nom de Giraldo viendrait, de Geraldo Sem-Pavor ("sans peur"), qui chassa les Maures en 1165pour le roi Alfonso Henriques. La place fut aussi le théâtre d'événements sanglants ; en 1453, Dom Joao II y assista à la décapitation de son beau-frère, le duc de Bragança, et en 1573, des hérétiques y furent brûlés sur ordre de l'Inquisition. Aujourd'hui, c'est un lieu convivial, surtout les jours de marché.
 
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