SYNOCCYGEN - prix

Sinoccygen remise de prix
20 lauréats


exposition Collège Doctoral Européen à Strasbourg - du 6 au 11 mars 2012
L’Association Internationale Sinoccygen organise chaque année un concours ouvert, en Europe et en Chine, à toute personne majeure qui utilise le papier comme support de sa création. Les 20 lauréats, Chinois et Européens à part égale, sont ensuite exposés à Pékin, à Paris et à Strasbourg. Les lauréats du concours Sinoccygen 2011 sont :
ALLIRAND Renaud - BONNEFOI Camille - CORNATON Charlotte - DREHER Ute - ESCHENLAUER Alain - FJELD Geng Jingxin - FRANQUEVILLE Marie-Anne - LOUBERT Ann - MARTINEZ Clémentine - SCHREPFER Yves - HE Weiming 何伟明 - LI Jiashun 李家顺 - LIN Jianzhang 林坚璋 - HONG Huizhen 洪慧镇 - MA Wen 马文 - WANG Dezhong 王德仲 - WU Daxin 吴达新 - XUE Junning 薛军宁 - YUAN Jia 袁佳 - ZHAO Fei 赵飞
Deux dialogues -  Germain Roesz - Président de l’association internationale Sinoccygen
Le mot dialogue est assurément l’un des plus beau. Aucune langue qui ne possède pas ce mot. Dialogue est l’utopie que cherche l’association Sinoccygen à concrétiser. Le dialogue ne se fait que lorsque les intervenants, les acteurs, les citoyens, les artistes acceptent d’être dans un lieu où ce mot a du sens. Je ne suis bien entendu pas naïf et je sais bien que dans le monde et de par le monde bien des dialogues sont interrompus, inexistants ou non pensés.
Ce qu’il faut reconnaitre c’est quand des hommes de bonne volonté décident de nouer, renouer et de poursuivre opiniâtrement un dialogue. Nous pouvons affirmer que c’est ici ce qui guide ce dialogue entre la France et la Chine. Et puisque cela se fait dans l’art ce mot prend encore plus d’importance. Ce sont des arts qui dialoguent, au sens où les techniques ne sont pas les mêmes, où les écritures
ne sont pas les mêmes, au sens où les motivations des artistes ne sont pas les mêmes. Et des artistes dialoguent qui viennent d’horizons différents, qui engagent des enjeux et des modes singuliers.
Cela donc manifeste un horizon de l’art ouvert, qui accepte les différents et les différences, qui oeuvrent dans le temps présent et ne réfute pas le temps passé. Dans l’exposition à laquelle nous sommes confrontés ici il n’y a pas de thème, pas de forme qui rassemble, juste des impulsions, autour du corps, autour du paysage, autour de l’abstraire, autour de la matière.
C’est entre des artistes d’origines différentes que se renouvelle le témoignage des potentialités de l’art. Chacun y trouvera un indice, une joie, une tension, une énergie. Mais cela ne suffit pas. Il faut indéniablement que chaque spectateur fasse l’effort de la comparaison (non pas en termes de valeur) pour apprécier que chaque travail avance un dessein avec lequel il peut se construire.
Dialoguer c’est accepter de modifier son analyse, sa pensée. C’est accepter de ne pas être assis sur ses certitudes. L’art sait cela depuis bien longtemps qui épouse et dispute à l’époque, qui va de l’avant et retrouve l’avenir dans le passé de nos ancêtres. Le dialogue c’est un territoire, ce n’est pas une ligne continue qui ne regarde rien du chemin.
Appelons cela dialogues croisés et cela l’art le pratique depuis la nuit des temps en correspondant avec la nature, en conversant avec les dieux, en refusant les choses établies, en bouleversant les conventions, en créant simplement des rapports d’altérité. L’art comme dialogue infini et plus encore comme l’infini du dialogue.