ARLES - Mexique

République
Mexique
Mexico - Graciela Iturbide / Gabriel Figueroa / Enrique Metinides / Daniela Rossell / Maya Goded / Dulce Pinzon / Inaki Bonillas / Fernando Montiel Klint
Des vintages de la révolution mexicaine (1910), premier moment de la photographie documentaire moderne, sont rassemblés pour la première fois avec le soutien de la Fondation Televisa de Mexico. Une très belle rétrospective consacrée à Graciela Iturbide est présentée avec l’aide de la FUNDACION MAPFRE à Madrid et de sa commissaire Marta Dahó. Des artistes contemporains montrent leur distance critique sur la société mexicaine d’aujourd’hui. À travers ces projets se révèle une représentation d’une République conquise de haute lutte et d’une démocratie bien vivante.
Une longue amitié lie Arles et le Mexique. Après avoir visité Arles, Pedro Meyer a créé à Mexico le Centro de la Imagen, devenu le centre de référence pour les photographes latino- américains. Manuel Álvarez Bravo, chargé il y a trente ans de créer une collection de photographies pour la Fondation Televisa, a approché de nombreux photographes lors des premières Rencontres dirigées par Lucien Clergue.
La Fondation Televisa présente également à Arles l’exposition consacrée au directeur de la photographie Gabriel Figueroa initialement prévue à la Conciergerie à Paris.
Tendance Floue -
A priori, tout oppose VII et Tendance Floue. D’un côté, un groupe de photojournalistes reconnu, mobilisé sur les événements qui font l’actualité ou sur des enjeux aux dimensions planétaires. Ils sont en « assignment » (commande) pour les plus grands magazines. VII est une référence. Ses photographes sont « au cul de l’actualité ».
De l’autre, des individus qui questionnent le monde dans un laboratoire de création photographique atypique. Tendance Floue est une mise en commun des énergies où le photographe s’efface pour le groupe. Expériences collectives mises en images sous différentes formes, qui deviennent une pensée utopique du monde. Tendance Floue se vit « au cul du présent ». Cette confrontation photographique d’un soir à l’occasion de nos anniversaires respectifs ne cherche pas à révéler un « best of » des productions photographiques ou ce qui devrait opposer ces deux structures de photographes. Nous croyons au contraire que nos champs d’expériences ont été motivés par les mêmes interrogations. Avant tout nos images sont là pour questionner, regarder le monde à travers ces enjeux essentiels qui font que nous écrivons en images une idée « politique » de ce que nous croyons être le monde. Subjectivité essentielle de la photographie qui n’est pas là pour apporter des preuves mais plutôt pour donner à penser ou à douter.
(c) Chavanitas