CHENGDU - Monastère Wenshu - Temple des chèvres en bronze

Chengdu
2 007 Km de Pékin



Monastère de Wenshu -
Le temple a été construit sous les Tang, mais reconstruit en dernier lieu à la fin du XVIIe s. : l'ampleur des bâtiments et les toits recourbés sont un exemple du style architectural de la dynastie des Qing. Au-delà de l'entrée, où se dressent les traditionnels Rois célestes censés protéger le lieu saint, on peut voir en effet, dans les trois premiers bâtiments, les fidèles accomplissant les gestes rituels devant le Bouddha Wenshu (Manjusri en sanskrit), auquel est dédié le monastère, mais aussi devant le Bouddha du Futur (Maitreya), la déesse Guanyin ou le Bouddha historique (Sakyamuni). Les moines du monastère appartiennent à l'obédience du bouddhisme chan, dans laquelle la méditation doit conduire à l'état de vacuité : c'est pourquoi le lieu est également appelé "forêt du vide".
Quelques exemples de la dévotion qu'ont inspirée ces lieux sont exposés dans la pavillon des écritures bouddhiques, figurent en particulier trois manuscrits, datant du XIXe s., ainsi qu'une broderie représentant Guanyin, qu'une fidèle a tissée avec ses propres cheveux.
Temple des chèvres en bronze -
Le fondateur légendaire du taoïsme, Laozi, serait apparu ici sous les traits d'un jeune garçon accompagné de deux chèvres. Le temple, que la couleur noire, dominante, ennoblit, mais qui, d'un autre côté frappe par la naïveté populaire de ses fresques, fut édifié sous les Tang, reconstruit à plusieurs reprises, la dernière fois sous les Qing. Il accueille aujourd'hui la société taoïste de Chengdu. 
Dans l'axe de l'entrée, vous visiterez successivement le pavillon des Ancêtres (Lingzulou), la palais du Chaos primitif (Hunyuan dian), puis l'octogonal pavillon des Huit Trigrammes (Bagua ting).
C'est dans le bâtiment suivant, le palais des Trois Clartés (Sanqing dian), que se trouvent les deux chèvres en bronze : l'une dotée d'une corne, revêt une forme fantastique car elle est la réincarnation des 12 animaux du calendrier chinois ; l'autre chèvre est censée apporter le bonheur à qui la touche des doigts. Au-delà, vous visiterez le palais de la Déesse Doulao, le tertre de naissance (Jiangsheng tai) et le tertre de lecture (Shuofa tai), au fond le palais du Tang.
成都 -
Deux des plus grands poètes de la dynastie Tang y ont résidé : non seulement Lǐ Bái (李白), mais surtout le poète Dù Fǔ (杜甫) pendant une longue période ; un parc de la ville reconstituant sa résidence y a d'ailleurs été créé récemment.
La ville est réputée pour sa qualité de vie et ses habitants débonnaires. Elle est célèbre pour le nombre de maisons de thé qui parsèment ses rues. La maison de thé est à Chengdu une tradition que seule l'extrême rigueur de la Révolution culturelle a cru pouvoir interrompre pendant quelques années. Elles envahissent les rues, les parcs et occupent un partie non négligeable des monastères. 
Le dragon -
La Chine a peuplé ses lieux de pouvoir d'un bestiaire symbolique où le dragon domine de multiples créatures ; animaux réels, imaginaires ou fantastiques, composites ou non, parfois monstrueux, mais toujours dotés d'une vertu et d'une vitalité surnaturelles, ils manifestent la toute-puissance impériale.
Maîtres des énergies vitales. Le système des corrélations du monde associe le dragon bleu-vert au printemps et à la direction de l'E. Avec l'oiseau rouge (l'été et le S.), le tigre blanc (l'automne et l'O.), le guerrier sombre et la tortue qu'enlace le serpent (l'hiver et le N.), il possède le dynamisme puissant et protectuer des "Quatre Êtres surnaturels". Comme la licorne, le phénix et la tortue, le dragon figure aussi au premier rang des "Quatre Animaux intelligents". Mais on retient surtout aujourd'hui l'énergie formidable qu'il imprime à l'année du zodiacale. La destinée des garçons nés sous son signe est réputée particulièrement brillante.
Dragons-cochons, dragons-poissons, dragons-crocodiles, dragons-serpents ou dragons-félins, les figurations archaïques du plus célèbre animal mythique de la Chine montrent une diversité de formes remarquable au symbolisme complexe. Réputé "disparaître dans l'invisible ou éclater de lumière, il peut devenir minuscule ou gigantesque, se rapetisser ou s'allonger à volonté ; à l'équinoxe de printemps, il monte au ciel ; à l'équinoxe d'automne, il plonge au plus profond des abysses". Considéré comme le maître des eaux, des terres profondes et des nuées célestes, vecteur de la foudre et du tonnerre, il annonce les pluies fertilisantes du printemps. Dispensateur vénéré - et redouté - de la prospérité, il est assimilé à la personne du souverain.
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