BEIJING - Colline du Charbon

Colline 
du Charbon
Pékin


 Impérial désir -
"Selon les règles de la Cour, par sécurité, une concubine appelée par l'empereur devait lui être menée nue, enveloppée dans un grand manteau noir. Le soir, l'eunuque présentait à l'empereur la liste des femmes disponibles. Ensuite, muni d'une lanterne, il allait chercher la dame choisie. Guidées par l'eunuque, deux suivantes escortaient la concubine dans la salle latérale du palais de l'empereur. Elle faisait sa toilette, se déshabillait puis annonçait, la voix frêle : "Le désir de l'empereur sera exaucé". L'eunuque la mettait sur son dos et l'emportait dans la chambre." Jin Yi, Mémoires d'une dame de la cour dans la Cité interdite. Les impératrices, les secondes épouses et les concubines n'étaient pas soumises à ce rituel et se rendaient à pied chez l'empereur.

Jardin impériale -
En franchissant la porte de la Tranquilité terrestre, on accède au jardin, aménagé selon un plan très régulier et symétrique, conforme à son emplacement dans l'axe du Palais. Qianlong aimait y composer des poèmes en compagnie de ses favorites. Les arbres centenaires, les rochers aux formes tourmentées sur piédestaux et les kiosques à toiture ronde (comme le ciel) et à base carré (comme la terre) révèlent la conception chinoise de l'univers qui inspire l'art des jardins. Au centre du jardin se dresse le Temple de la Tranquilité Impériale, dont l'entrée est marquée par deux licornes en bronze. Il était censé protéger le palais des incendies. Dans l'angle N-E du jardin s'élève une petite colline artificielle - seul élément asymétrique. Chaque année, lors de la fête du Double Sept (7e jour du 7e mois lunaire), la famille impériale montait au pavillon de la Vue impériale, qui coiffe cette colline, l'un des rares points où le regard porte au-delà des murs de la Cité interdite.
La colline du charbon -
Servant de protection géométrique au palais impérial contre les influences néfastes du N., cette colline, hérissée de pavillons bouddhiques, fut construite sous les Yuan avec la terre provenant du creusement des douves et de l'aménagement des lacs. Seul l'empereur avait le droit de s'y promener ; elle dépendait, comme les lacs, du palais impérial sans faire partie de l'enceinte. 
Elle offre un magnifique point de vue des toits de la Cité pourpre, d'où son autre appellation de montagne de la Contemplation. C'est près du pavillon oriental, toujours debout, que Chongzhen, le dernier empereur Ming se serait pendu à un arbre en 1644, au moment de l'entrée des troupes de rebelles paysans dirigés par Li Zicheng.
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