BEIJING - Temple des Lamas


Temple des lamas - Pékin 
Lama temple -
Ce temple, en réalité une lamaserie, est l'ancien palais de l'Eternelle Harmonie (Yonghe gong), qui appartint à l'empereur Yongsheng jusqu'à son accession au trône. L'occupation de ces lieux par les lamas se produisit en 1732. Elle fut d'abord partielle, car l'empereur y conservait un appartement. Au temps de sa splendeur, aux XVIIIe et XIXe s., le monastère hébergea jusqu'à 300 lamas tibétains, mongols et mandchous. Le temple acquit une importance politique sous les empereurs mandchous, qui garantissaient aux moines d'énormes privilèges comme celui de pouvoir parler face à face à l'empereur, alors que, lors d'un entretien avec le souverain, il était interdit de lever les yeux sur lui. A la chute de l'empire, il tomba en décadence, les moines parvenant péniblement à survivre avec la maigre pitance accordée par la République. Yonghe gong recouvra une certaine importance politique dans les années 1950, lors de la mainmise de la Chine sur le Tibet, le régime désirant se ménager à nouveau l'appui des autorités religieuses tibétaines. Il échappa ainsi à la destruction de la Révolution culturelle et fut rouvert au culte en 1981. 
Les huits signes de bon augure -
La parasol symbolise l'autorité du Bouddha. Il protège la tête du soleil, comme la loi protège l'âme des passions. 
Le vase est un réservoir sans fond de fortune et de bonheur.
Le Bouddha souffla dans une conque avant de prononcer son premier sermon ; en souvenir, les moines font de même avant le prêche d'un vénérable.
La bannière de victoire, représentant le triomphe du Bien sur le Mal, est utilisée lors de processions.
Comme le poisson, le sage évolue sans peine dans l'océan du monde. Le couple suggère la nécessité d'une aide mutuelle.
Le lotus est le symbole de l'éveil.
Le noeud d'éternité évoque l'éternité de la loi, qui n'a ni début ni fin. 
La Roue de la Loi symbolise l'enseignement du Bouddha. Ses huit branches évoquent l'Octuple Sentier qui conduit au nirvana.
Eternelle protection - 
Salle de la Roue de la Loi (Falun dian). Cette salle est la plus grandiose du monastère, combinant les styles chinois et tibétain. Elle est dédiée au fondateur de la secte lamaïque de Bonnets jaunes, Tsongkapa, dont la statue, de 1930, trône au centre. Derrière, un superbe bas-relief, sculpté dans du bois de santal, évoque le Paradis de l'Ouest avec sont cortège de 500 arhat en bronze, argent et cuivre entourant le bouddha. Sur les murs, des peintures murales retracent la vie du Bouddha et de Tsongkapa. Le long des murs, plus de 300 ouvrages écrits en tibétain. Il y a deux trônes, l'un réservé au dalaï-lama, l'autre au panchen-lama. C'est dans cette salle que les lamas chantent leurs prières.
Salle des rois célestes (Tianwang dian) Au centre de cette première salle se tient le bouddha des temps futurs, Maitreya, flanqué des rois gardiens des quatre points cardinaux, chacun avec son attribut. Adossé au bouddha, Weiduo, le gardien des monastères. Au delà de la salle, un pavillon central abrite une stèle que fit ériger Qianlong en 1792, relatant en chinois, mongol, mandchou et tibétain l'histoire de la fondation de la lamaserie.
Salle de l'Eternelle Protection (Yongyou dian) Identique à la salle des Rois célestes, elle contient une statue du bouddha de la Longévité avec à sa g. le bouddha de la Médecine (Yaoshi).
Salle de l'Eternelle Harmonie (Yonghe gong) Au fond de la cour, ce bâtiment abrite les statues des "Trois Corps du Bouddha" (trikaya), le corps de la Loi (dharma), le corps du Bouddha historique (Sakyamuni) et le corps de la Béatitude (Vairocana). Sur les côtés, 18 arhat et deux moulins à prières tibétains remplis d'invocations et de formules magiques qu'il faut faire tourner de dr. à g.
Art tantrique -
Pavillon des Dix Milles Bonheurs(Wangfu ge) La bâtiment à triple toiture qui clôt la dernière cour fut construit pour abriter une statue du Bouddha, haute de 26m, faite dans le tronc d'un arbre santal, don du 7e dalaï-lama à l'empereur Qianlong.
Premières galeries d'art tantrique. Statuettes et tanka d'époque Qing, avec leurs cortèges de personnages effrayants, remettent en mémoire la fameuse "danse des diables", mimodrame joué par les lamas déguisés en monstres les deux derniers jours de la 1er lune et le 1er jour du 2e mois lunaire, devant la salle des Rois célestes.
Deuxième galeries d'art tantrique. renferme des oeuvres d'un art tantrique exacerbé, avec des accouplements de divinités, des dieux et des déesses inquiétants, telle Lamo, à califourchon sur une mule couverte de peau humaine, celle de son propre fils qu'elle a sacrifié. Dans la salle de l'autre côté de la cour sont déposés dan tanka et d'autres statuettes caractéristiques de l'art magico-religieux du Tibet.
(c) Chavanitas