BEIJING - Hutongs

Hutong -
Beijing
胡同  -

Un hutong (en chinois : 胡同 ; en pinyin : hútong) est un ensemble constitué de passages étroits et de ruelles, principalement à Pékin en Chine.
À Pékin, les hutongs sont constitués par des lignes de siheyuan, (habitations emmurées possédant une cour carrée). La plupart des quartiers de Pékin ont été formés en joignant un siheyuan à un autre, qui lui-même rejoignait un autre siheyuan, et ainsi de suite jusqu'à créer la ville entière. 
Dans la vieille Chine, la définition des rues et des ruelles était stricte, les largeurs étaient fixées par des règlements. Les hutongs faisaient rarement plus de 9 mètres de large, certains seulement 3 ou 4 mètres. De nos jours, les hutongs sont restés étroits et sillonnent encore la ville. Cependant, la ville est victime d'un processus d'urbanisation qui tend à faire disparaître les habitations traditionnelles au profit d'immeubles modernes. Les hutongs sont donc démolis à une vitesse rapide.

Pékin-
"Beijing "capitale du Nord", exprime une sorte d'idéal urbain chinois. La ville a démontré la même capacité à prendre possession de ses nouveaux maîtres et à les absorber. Cela est vrai de tous les conquérants de la Chine, du Mongol Qubilaï Khan, le premier maître d'oeuvre, au XIIIe siècle, de cette ville fabuleuse, aux Mandchous qui, dès 1644, s'efforcèrent de l'embellir pour en faire un monument unique au monde. 
Dans la tourmente des XIXe et XXe siècle, Pékin survécut aux déprédations des agressions étrangères, à la cupidité des seigneurs de la guerre et des nationalistes : quand Mao, à la tête de son armée paysanne, pénétra dans la capitale abandonnée et dévastée, c'était encore une ville médiévale avec ses puissantes murailles, ses canaux et ses parcs. Les bouleversements apportés par Mao furent limités en regard des destructions provoquées durant les années d'affairisme de Deng Xiaoping.
Aujourd'hui,
Pékin connaît les plus grandes tranformations jamais réalisées depuis l'arrivée des Mongols, il y a 800 ans. En une décennie, les bulldozers ont taillé dans l'héritage impérial avec une énergie telle que plus de la moitié de la vieille ville a déjà disparu. Malgré tout, l'esprit de la capitale résiste au point de défier les urbanistes d'aujourd'hui : l'axe traditionnel nord-sud, le palais impérial ou encore la ceinture urbaine qui a remplacé les anciens remparts les contraignent à se conformer à des orientations et à des règles dont la mémoire s'est largement effacée.
Mais le vrai charme de Pékin, c'est son vieux coeur, du moins le ventricule qui bat encore : un lacis inextricable de hutong, ruelles dont l'origine remonte au XIIIe s., émaillés de ses maisons basses, en brique et en bois, appelées siheyuan, qui encadrent une cour centrale où fleurissent jujubiers et kakis. Là, à l'abri des murs de briques grises, un mode de vie communautaire et chaleureux résiste encore."
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