M&S - Casablanca - Musique Gnaoua



M&S

Musique
Gnaoui - du soufisme à la fusion (World Music)
Le nom Gnawa dériverait du mot Guinée (ancien Empire du Soudan Occidental) même si une partie seulement de ces populations vient de cette région d'Afrique. Dans le Maghreb le terme " Soudani " est utilisé pour désigner toutes les populations d'origine sub-saharienne à la peau noire. 
La danse et le chant gnawa ont un aspect mystico-religieux. Avec leur crakeb (crotales en métal) et leurs percussions, les chanteurs et danseurs peuvent se mettre en transe parfois. Le style est envoûtant, folklorique et superbe.
Dakka el Marrakchia - « frappe rythmée des mains »
Les mains maintenues droites applaudissent à plat sur toute leur surface avec les doigts écartés ou joints, produisant ainsi un son fort particulier. Comme son nom l’indique, la Dakka El Marrakchia est originaire de la ville impériale de Marrackech et est principalement mise en valeur lors de la fête religieuse de Achûra (célébrée le dixième jour du nouvel an musulman). La célébration des mariages peut également être une occasion d’écouter la dakka el Marrackchia où l’ambiance ne manquera pas d’être au rendez-vous.
La dakka représente en quelque sorte des applaudissements parfaitement bien rythmés et maîtrisés. C’est une véritable prouesse manuelle reposant sur trois phases d’accélération rythmique, orchestrées par trois instruments majeurs à savoir : - les ta’rijât : petits tambourins en terre cuite de forme évasée, - le târ : instrument à membrane également et, - la qarqaba (ou Karkaba).
La troupe est constituée de nombreux percussionnistes qui débutent par des chants évoquant les saints de la ville avec tous les compliments qu’ils méritent. Le caractère ample et majestueux de cette première phase, mené par le chef percussionniste rappelle un peu les danses de l’Ahwâsh. La seconde phase (ou phase médiane) est simple, modérée et répétitive. Elle est un prélude à la modification du rythme attendu lors de la troisième et dernière phase de cette dakka, appelée Afûs (qui signifie main en berbère). Durant cette étape finale, les artistes de la dakka s’emballent sous l’effet de la trompette populaire (ou nfîr) et parviennent à accentuer davantage cette ambiance de communion, de divertissement et de mysticisme qui vous charmera sans aucun doute.
(c) Chavanitas