ROMA - Sfera con Sfera - Ponte Sant'Angelo - Chapelle Sixtine

Vaticano
Cortile della pigna




 Ponte Sant'Angelo
Ponte Sant'Angelo, le pont d'Hadrien, est le pont qui mène au Castel Sant'Angelo. Le pont est recouverte de marbre travertin et enjambe le Tibre avec trois arches. Il est orné de 10 anges de marbre blanc dessinés par Bernin. Chacun d'eux porte un instrument du martyre du Christ. 
Ange à la colonne avec l'inscription « mon trône était une colonne de nuée » // Ange au fouet, avec l'inscription « je suis prêt au châtiment » // Ange à la couronne d'épines, avec l'inscription « dans mon angoisse, tandis que l'épine s'enfonce » // Ange portant le voile de sainte Véronique, avec l'inscription « regarde la face de ton Oint » // Ange portant un vêtement et des dés, avec l'inscription « ils tirent au sort ma tunique » // Ange portant des clous, avec l'inscription « ils tourneront les regards vers moi, celui qu'ils ont percé » // Ange à la croix, avec l'inscription « l'insigne du pouvoir est sur son épaule » // Ange portant le titulus, avec l'inscription « Dieu a régné par le bois de la croix » // Ange à l'éponge de vinaigre, avec l'inscription « ils m'abreuvent de vinaigre » // Ange à la lance, avec l'inscription « tu as blessé mon cœur »
Sfera con sfera -
Ponte Sant'Angelo -
Sfera con sfera
"Les préoccupations de mon travail en tant qu'artiste sont centrées sur la relation entre la sculpture et l'espace dans lequel elle est située. Une sculpture, en effet, est la réalisation d'un espace propre dans le plus grand espace dans lequel elle vit et se déplace. Quand un travail transforme le lieu dans lequel il se trouve, il prend la valeur d'un témoin fidèle du temps dans lequel il a été engendré, en enrichissant l'endroitde couches supplémentaires de mémoire.". (Déclaration de l'artiste, Arnaldo Pomodoro, 2008) A moitié mécaniques, à moitié organiques, les sculptures captivantes d'Arnaldo Pomodoro se situent entre le royaume de la figuration et les formes d'éclatement d'abstraction. Elles pourraient être le cristallin sous-produit d'une réaction étrange, une forme d'érosion, ou le fonctionnement complexe et technologique d'un ordinateur futuriste. Fortement influencé, comme son compatriote Lucio Fontana, par la course à l'espace - avec ses satellites Spoutnik et des images de la lune - Pomodoro a résolument consacré un demi-siècle de production artistique à la représentation de la modernité. Sfera con sfera (Sphère dans la sphère) appartient à sa série Sfera (Sphère), commencée au début des années 1960. L'éclat de la lueur, le globe d'or qui constitue la forme extérieure de la Sfera fait référence à Brancusi, mais ses entrailles, déchiqueté avec précision d'un laser, sont les vestiges des gestes violents de l'artiste. Pomodoro lui-même parle de cette influence et comment la surmonter: «La perfection de la forme de Brancusi était si belle et si mystérieuse. La forme de notre temps est inappropriée.  Elle doit donc être détruite, l'élément «destruction» a été ma découverte la plus importante et la plus authentique." Pomodoro a toujours insisté sur le fait que les érosions ou des lacérations dans son travail doit être lu comme une forme d'écriture. Après avoir enseigné dans le Nord de la Californie dans les années 1960, il a été influencé par les écrivains de la Beat Generation comme Jack Kerouac et Allen Ginsberg, que l'artiste connaissait bien. Les marques laissées sur ce qui était à l'origine une vierge surface brillante sont une calligraphie lyrique qui parle directement de son processus créatif. Comme dans le travail de son pair Yves Klein, les vides dans le bronze sont devenus aussi importants - sinon plus important que - la médaille de bronze restants. Ces lacunes dans le milieu permettent au spectateur d'entrer dans un monde alternatif.
Piazza San Pietro ::(ci-dessous)
 ______________________________________________________________________________________________________________________

Chapelle Sixtine
Michel-Ange
 La voûte
La décoration du plafond de la chapelle Sixtine fut commandée par le pape Jules II, le pape chargea Michel-Ange de refaire la décoration. En mai 1508, l'artiste signait le contrat prévoyant la réalisation des douze apôtres dans les pendentifs et des motifs ornementaux dans les parties restantes. Suite à la requête de Michel-Ange (qui jugeait le sujet limité) aidé par les théologiens de la cour papale, il fut commandé neuf histoires centrales représentant les épisodes de la Genèse. Le parcours commençait à la séparation de la lumière des ténèbres et se poursuivait avec la très célèbre « création d'Adam »- où Dieu tend la main vers Adam pour lui donner la vie. La Tentation et d'autres épisodes édifiants suivaient. Sur les bords, se trouvent des Nus soutenant des médaillons illustrant des scènes tirées du Livre des Rois, dont la symbolique reste sujette à discussion. À la base de la structure architectonique, douze Voyants, entre Prophètes et Sibylles, siègent sur des trônes monumentaux, au-dessus des Ancêtres du Christ, représentés dans les Voussures et les Lunettes (paroi nord, paroi sud, paroi d'entrée). Enfin, dans les Pendentifs des quatre coins, l'artiste a peint quelques épisodes du salut miraculeux du peuple d'Israël.
Pour la préparation de cette œuvre il dessina de nombreuses études et cartons, concevant des dizaines de personnages et de poses. Un travail aussi démesuré était voué à frapper le corps et la santé du peintre. À ce sujet, si l'image d'un Michel-Ange qui peint couché est entrée dans la légende, ce dessin de la main du maître l'exclut du champ historique. Ces représentations impressionnantes qui démontrent une parfaite maîtrise de l'anatomie humaine et du mouvement ont radicalement transformé le cours de l'évolution de la peinture en Occident. En août 1510, Michel-Ange avait terminé la première moitié de la voûte, du mur d'entrée jusqu'à la Création d’Eve. Les travaux furent probablement conclus avant le 31 octobre 1512 car le 1er novembre le Pape célébra la Messe dans la Chapelle.
Le jugement dernier
Le Jugement dernier est une fresque peinte par Michel-Ange sur le mur de l'autel de la chapelle. Michel-Ange le peignit sur commande du pape Clément VII, alors qu'il avait 60 ans. Le travail dura 6 ans, entre 1535 et 1541. En 1532, Michel-Ange revient à Rome après un séjour de plusieurs années à Florence — au cours duquel il avait pris parti contre le pape lors du conflit avec l'empereur Charles Quint — et Clément VII, qui lui a pardonné, lui demande de peindre les deux extrémités de la chapelle Sixtine. Il devait y représenter la Chute des anges rebelles et le Jugement dernier. Presque aussitôt il se mit à l'étude pour réaliser ce projet démesuré, mais, Clément VII étant mort (en 1534), il songeait à renoncer à ce travail pour reprendre le tombeau de Jules II, quand le pape Paul III s'y opposa et le nomma par bref en 1535 architecte, peintre et sculpteur du Vatican. Le Jugement dernier fut seul exécuté.
La fresque s'étend sur un vaste mur (20 m de haut, 10 m de large) en forme de double lunette, sur lequel Michel-Ange compose une scène saisissante, à la fois ordonnée et bouillonnante, offrant une vision torturée et douloureuse du jugement dernier, loin de la calme majesté des représentations habituelles.
La figure du Christ surprend par l'apparence inhabituelle — un jeune homme viril et athlétique — sous laquelle Michel-Ange a représenté Jésus. Il y exprime le caractère divin du Seigneur par la force et la puissance qui se dégage du personnage. A l'époque, l'œuvre avait fait scandale, en partie à cause du fait que les 400 et quelques personnages qui y figurent sont nus, y compris le Christ lui-même. Paul IV songea un moment faire effacer le tout puis se contenta de faire voiler pudiquement certains personnages par Daniele da Volterra, qui y gagna le surnom de Braghettone (culottier). Au XVIIe siècle, Clément XII fera encore recouvrir d'autres personnages. La vision de l'œuvre a été fortement perturbée par la longue restauration qui a été effectuée de 1981 à 1992. Elle a dévoilé des couleurs étonnantes chez celui qu'on surnomma le « terrible souverain de l'ombre » : des roses pastels, des verts acides, des bleus clairs...
 Musei Vaticani
La Galerie des Tapisseries, avec une collection de tapisseries de diverses manufactures des XVIème et XVIIème siècles; la Galerie des Cartes géographiques, décorée par Grégoire XIII (1572-1585) et restaurée par Urbain VIII (1623-1644); les salles Sobieski et de l'Immaculée Conception; les Stanze et la Loge de Raphaël, faites décorées par Jules II et Léon X (1513-1503); la chapelle du Beato Angelico, peinte sous le pontificat de Nicolò Borgia (1447-1455) ; la Chapelle Sixtine, qui prend le nom de son fondateur Sixte IV (1471-1484), l’appartement Borgia, habitation d’Alexandre VI (1492-1503)... La collection d’art religieux moderne et contemporain fut ajoutée en 1973 et inaugurée par Paul VI (1963-1978) dans l’appartement Borgia...
 © Chavanitas & Elodie Mercier
______________________________________________________________________________________________________________________