FEMMES D'ISSY et de demain, Issy

Femmes d'Issy et de demain
du 27 Novembre au 12 Décembre
Plus jamais... plus jamais ça !
Quatre éléments : l'air, la terre, l'eau, le feu. // Trois couleurs : le blanc, le rouge, le noir. // Il était une fois... l'air. // Une boule blanche suspendue dans l'espace, la terre... // Apparaissent les continents, noirs. // Destruction, cataclysme, reconstruction. // La sphère éclate, fragments blancs, fragments noirs. // Mutation, les voilà qui prennent des formes humaines, déformées, sensuelles, sculptures, femmes immortelles. // Rouge, comme le sang qui éclabousse mon visage, les sculptures, les femmes. Rouge, comme la violence.
Les sculptures saignent comme les femmes, la violence faite aux femmes. L'eau, la pluie, qui ruisselle et dont les gouttes ont la forme de petits triangles aux pointes acérées. L'orage, la tourmente, laissent place à une pluie plus drue qui lave les sculptures et laisse des cicatrices... la vie.
Les femmes sculptures se mettent à danser, elles s'ébrouent et le sang  disparaît dans un tourbillon. Elles se rapprochent les unes des autres, s'assemblent et se transforment en une boule sombre, la Terre... Son écorce se fissure... Le feu, la font en fusion, comme un volcan qui prépare son éruption. Explosion, mort et renaissance. Sculptureen bronze, femme douce aux corps meurtris par les cicatrices,
les scarifications, marques indélébiles de la vie.
La violence faite aux femmes, cicatrices de la vie.
Plus jamais... Plus jamais ça.
Michel Chast

Gisantes sur les miroirs brisés, ensanglantées.
Dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes, grande cause nationale 2010 et qui fait l'objet le 25 novembre d'une Journée Nationale, le sculpteur Michèle Chast a choisi de dénoncer les souffrances et les sévices frappant trop de femmes. Une vidéo de Charlotte Cornaton reprend les paroles énoncées par Pierre Arditi, avant de donner vie aux sculptures. Gisantes sur les miroirs brisés, ensanglantés, elles sont ensuite lavées par l’eau de pluie qui chasse leurs blessures, pour un retour à la vie. 
 Publication, La Gazette drouot.
"Passionnée par les oeuvres de Camille Claudel, Alberto Giacometti et Henry Moore, l'artiste a réalisé une série de sculptures auxquelles elle donne vie et force dans un style épuré. S'inspirant de Louise Bourgeois, ses sculptures - noires, blanches, rouges - évoquent des corps féminins déformés, mutilés. Dans une scénographie originale et audacieuse, elles représentent le parcours de la violence afin d'interpeller et de faire réagir le spectateur. Dans trois salles voûtées seront exposées les Frasques, Geisha, Epicure, Elie, Eros, Egée, Fracas, Fatale, Espionne, Flamenco, Free Jazz, Gloria, Gypse... Ces sculptures en résine montrent la diversité des femmes, toutes semblables et pourtant uniques. Lors du parcours, la voix de Pierre Arditi se fait entendre pour rappeler que la violence est quotidienne. Une vidéo de Charlotte Cornaton reprend les paroles prononcées par l'acteur avant de donner vie aux sculptures sur une musique de Benjamin Sanz. Gisantes sur les miroirs brisés, ensanglantés, elles sont ensuite lavées par l'eau de pluie qui chasse les blessures pour un retour à la vie. Un travail percutant qui reflète l'engagement d'un sculpteur, certes, mais femme avant tout. "
création typographique.
Typographie réalisée à partir de la contre-forme des sculptures pour le générique (type film ci-dessous), et ensanglantées pour les noms. Pour le poème, les mots sont scarifiés.
Tirages d'extraits du montage vidéo sur plaque d'Aluminium, l:1m20/h:76cm. (ex. ci-dessus)
 © Chavanitas _____________________________________________________________________________________________________________________