ROMA - Centro Historico - Sopra Minerva - Chiesa Nuova - Plaza Navona - Panthéon - Saint'Ignazio

Icônes & ex-voto
Centro Storico - Roma
  Santa Maria Sopra Minerva
L’église Santa Maria Sopra Minerva (Sainte Marie de la Minerve) est située à côté du Panthéon, sur une petite place, piazza della Minerva. Cette église fait figure d’exception, elle est la seule de style gothique à Rome.
L’église originelle date du VIIIème siècle et a été construite sur un sanctuaire de Minerve, d’où elle tient son nom. L’église est donnée au XIIIème siècle aux Dominicains, qui décident de la rebâtir dans le style gothique. Les travaux débutent en 1280 et durent jusqu’au XVème siècle. L’église connaît des modifications les siècles suivants, telle que sa façade renaissance mais l’intérieur reste gothique.
A l’intérieur, l’église présente une nef et deux collatéraux. L ’ensemble est de taille modeste. De belles colonnes antiques rythment les arcades et montent jusqu’aux voûtes peintes de bleu et d’or.
L’église Santa Maria Sopra Minerva contient plusieurs chefs d’œuvres dont le plus connu est un ensemble de fresques du XVème siècle de Filippino Lippi dans la chapelle Carafa. Le tableau de l’autel représente la Vierge à qui Saint Thomas d’Aquin présente le Cardinal Carafa. La fresque au-dessus est une magnifique assomption de la Vierge. Le mur de droite est consacré à Saint Thomas d’Aquin. Sur le mur de gauche vous trouverez le tombeau du Pape Paul IV, qui était un membre de la famille Carafa. A côté de la chapelle, un très beau tombeau d’un évêque, surmonté d’une mosaïque représentant une Vierge à l’enfant. Sous le maître autel du chœur, vous trouverez le tombeau de Sainte Catherine de Sienne. Le chœur abrite aussi les tombeaux des papes Clément VII et Léon X.
A gauche du chœur une belle statue de Michel-Ange, le Christ ressuscité. Un voile de bronze a été ajouté plus tard pour cacher sa nudité. Il tient la croix et les instruments de la passion.

 Chiesa Nuova
La Chiesa Nuova ou Santa Maria in Vallicella est une église de Rome, construite au XVIe siècle, à la suite de l'installation dans la « ville éternelle » de la congrégation de l'Oratoire, fondée par Philippe Néri. Cet édifice est situé sur une légère dépression naturelle dans la plaine du Champ de Mars, considérée par les Romains comme l'une des entrées dans les Enfers et lieu de culte des divinités infernales, nommée Tarentum. On y conservait une image miraculeuse de la Vierge : une fresque du XIVe siècle, d'abord conservée à l'extérieur. On raconte qu'en 1535, l'image avait saigné, après avoir été blessée par un caillou ; un culte populaire s'en était suivi. En 1574 la fresque fut confiée au recteur de l'église de Vallicella et conservée dans la sacristie, avant d'être placée sur l'autel majeur de la Chiesa Nuova.
La nef centrale est flanquée de deux nefs latérales, elles mêmes agrémentées chacune de cinq chapelles. Sur les côtés de la nef centrale, au-dessus des arcs qui permettent la jonction avec les nefs latérales, ainsi que sur la paroi intérieur de la façade, se trouvent quinze toiles ovales dans des cadres dorés, réalisées entre 1697 et 1700, qui représentent l'"Histoire du salut du genre humain" à travers divers épisodes de l'Ancien et du Nouveau Testament. La voûte, la coupole et l'abside, originellement juste blanchies selon un désir de saint Filippo Neri, furent ensuite ornées de fresques par Pietro da Cortona entre 1647 et 1666.
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Plaza Navona
Dominicien
 Panthéon 
« J’étais remonté pour la structure même de l’édifice aux temps primitifs et fabuleux de Rome, aux temples ronds de l’Étrurie antique. J’avais voulu que ce sanctuaire de tous les Dieux reproduisît la forme du globe terrestre et de la sphère stellaire, du globe où se renferment toutes les semences du feu éternel, de la sphère creuse qui contient tout. C’était aussi la forme de ces huttes ancestrales où la fumée des plus anciens foyers humains s’échappait par un orifice situé au faîte. La coupole, construite d’une lave dure et légère, qui semblait participer encore au mouvement ascendant des flammes, communiquait avec le ciel par un grand trou alternativement noir et bleu. Ce temple ouvert et secret était conçu comme un cadran solaire. Les heures tournaient en rond sur ces caissons soigneusement polis par les artisans grecs ; le disque du jour y resterait suspendu comme un bouclier d’or ; la pluie formerait sur le pavement une flaque pure ; la prière s’échapperait comme une fumée vers ce vide où nous mettons les dieux. » Marguerite Yourcenar, Mémoires d’Hadrien, 1951, Plon
Sant'Ignazio
L’église Saint-Ignace-de-Loyola (Sant’Ignazio di Loyola a Campo Marzio en italien) est dédiée au fondateur de la Compagnie de Jésus, Ignace de Loyola. Sa construction en 1626 a suivi de peu la canonisation du saint en 1622. 
L’église est célèbre pour son immense fresque en trompe-l’œil de dix-sept mètres de large sur trente-six mètres de long qui couvre le plafond de l'unique nef. Elle fut réalisée en 1685 par le peintre jésuite Andrea Pozzo. Celui-ci mit ici en pratique ses théories sur la perspective réunies dans son œuvre Perspectiva pictorum et architectorum. La fresque représente l’apothéose d’Ignace de Loyola et l’allégorie de l’œuvre missionnaire des Jésuites. Le saint est accueilli par le Christ et la Vierge Marie. Parmi les figures qui l’entourent, apparaissent des allégories des quatre continents transfigurées par leur conversion due aux missions jésuites, d’autres jésuites sanctifiés, éloignés d’ Ignace en fonction de leur rang, ainsi que des orants. La manière dont Pozzo mêle l’espace réel quasiment plat de l’édifice et l’espace virtuel très profond du ciel peint, qui donne en effet l’impression d’une hauteur remarquable, rend impossible de distinguer l’un de l'autre. Pour obtenir l’effet maximal, il convient de se placer sur le cercle tracé au centre de la nef. De tout autre point de l’église, la perspective est déformée. Vu de l’autel, elle l’est tellement qu’on se demande comment elle peut sembler exacte depuis l’entrée. C'est le propre de l'anamorphose de proposer une image qui n'apparait sans déformations que selon un point de vue précis et déterminé. D’un autre point situé quelques mètres en avant du cercle, on découvre de manière idéale une seconde fresque, située au-dessus de la croisée du transept, représentant l’intérieur d’une coupole. La légende veut que les voisins de l'église aient refusé qu’une coupole vienne obscurcir la luminosité du quartier. Dans l’abside, Pozzo a représenté des scènes de la vie de saint Ignace, notamment la bataille de Pampelune où il fut blessé.

Piazza della Minerva - Sculpture d'éléphant de le Bernin intégrant un obélisque égyptien.
© Chavanitas & Elodie Mercier
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