PARIS - Photomaton

Photomaton
Ladies QG
Re/Search, Serge Spitzer
Installation Serge Spitzer ::  Serge Spitzer s’emploie à révéler des éléments, des formes et des systèmes cachés dont on perçoit les effets sans  chercher à en connaître les causes. Ces modèles de réalité, points de tension entre le visible et l’invisible, modélisent les mécanismes de la communication, de la perception et de la conscience. Ses sculptures, organismes autonomes, sont des monuments éphémères.
Il en est ainsi de Re/Search : Bread and Butter with the ever present Question of How to define the difference between a Baguette and a Croissant, installation monumentale dont la réalisation coïncide avec la démocratisation d’Internet. Cette œuvre témoigne de la préexistence des réseaux quasi-organiques de communication. Serge Spitzer dévoile un assemblage chaotique en utilisant un labyrinthe de tuyaux pneumatiques dans lesquels sifflent des capsules, propulsées par de l’air. Installé en 1866 sous les rues de Paris, ce dispositif servait à l’origine à transmettre des ordres commerciaux entre le Bureau central des télégraphes et les salles de marché. En faisant ressurgir dans l’espace public une technologie qui d’ordinaire se tapit comme une bête dans l’antre de nos villes, Serge Spitzer interroge non sans ironie, sa fonction et la rend parfaitement désuète. L’installation réunit deux systèmes à contre-emploi, une cohabitation forcée par laquelle ces technologies se neutralisent réciproquement. Dans ces vaisseaux, fusent des messages sans destinateurs, ni destinataires, une quête sans début ni fin. L’ordre côtoie le chaos, la rigueur frôle la faille : tout est lié, mais tout est accidentel.
 Photomaton
Quatre photographies, Quatre photographies réalisées avec un photomaton... Quatre photographies, à quatre intervalles de temps. Quatre photographies pour un portrait de groupe, pour un souvenir vintage. Se souvenir devant ces photographies, de ce que rapporte Cioran : "Rituel tantrique : au cours de la séance d'initiation on vous présente un miroir qu ivous renvoie votre image. En la contemplant, vous comprenez que vous n'êtes que cela, c'est-à-dire rien. A quoi bon tant de simagrées, quand il est si facile de s'aviser du peu que l'on est."
Réalisé dans le photomaton ambulant (Berlin, Paris, New York) et éphémère du Palais de Tokyo.
 © Chavanitas
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