PARIS - Nuit Blanche









Nuit blanche
Light respublica
La part maudite de Georges Bataille
Comment traduire dans l'espace le texte et l'écrit au moyen de la lumière et de la sculpture ? De William Blake au Marquis de Sade, l'artiste Cerith Wyn Evans s'ingénie à relever le défi. La part maudite de Georges Bataille (1949), prend place dans le jardin du musée Galliera. Epiphanie du texte, le dispositif, subtil et sophistiqué, en propose une retranscription via les clignotements d'un lustre monumental tandis qu'un écran d'ordinateur fait défiler les texte original et sa transcription en morse. (1er photo ci-dessous)
"De tous les luxes concevables, la mort, sous sa forme fatale et inexorable, est certainement le plus coûteux."Georges Bataille
 Etrangers partout QDM
Installées dans le quartier Saint-Marthe, 20 enseignes lumineuses en néon déclinent ces quelques mots dans autant de langues différentes : arabe, basque, chinois, créole, croate, espagnol, esperanto, grec, hébreu, italien, néerlandais, norvégien, portugais, romani, russe, serbe, tibétain, turc, wolof et yiddish. La démarche s'inscrit dans le courant néo-conceptuel, et la simplicité du dispositif contraste avec la force du message. Les problématiques approchées questionnent l'art contemporain mais aussi un certain malaise dans la société en général. L'art de Claire Fontaine interroge, énonce les questions qui travaillent notre époque. La dimension politique et sociale traverse les formes dans une circulation, un équilibre où jamais le message ne vient réduire l'expression artistique. L'oeuvre installée dans le quartier de Belleville où se trouve le collectif, prend tout son sens dans ce quartier parisiens, et véhicule un message d'ouverture, de partage, le "désir d'appartenir à une altérité". 
Perpétuel Paradoxe
I Desperatly Seeking Paradise, Rashid rana (ci-dessus).
« La réalité est une notion relative, puisque sa définition, sa description et sa désignation ne cessent de changer avec le temps. L’art d’une époque cherche à rendre compte de sa réalité. A chaque époque pourtant, celle-ci évolue, de même que les hommes…
La réalité de notre temps est criblée de contradictions, de contrastes, de conflits qui marquent notre existence. Affrontement des civilisations, confrontation des cultures et collision des intérêts façonnent notre monde. Ces oppositions qui touchent le religieux, le politique, le social, l’économique aussi bien que le culturel et l’esthétique font l’objet d’investigations par les philosophes, les sociologues, les écrivains mais aussi les artistes plasticiens.
Rashid Rana, considéré comme le plus grand artiste contemporain pakistanais, interpelle cet aspect de notre existence avec ses images, les mediums et les techniques qu’il emploie. Son oeuvre aux facettes multiples questionne la globalisation, dont il reflète l’impact tout encritiquant les contradictions qu’elle engendre.

 © Chavanitas & Elodie Mercier
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